Pour la 3ème année consécutive, REHALTO publie une grande étude sur les arrêts de travail et les plans d’action santé. Cette étude, réalisée auprès de 302 DRH et 1497 salariés par l’institut BVA fait chaque année un état des lieux de l’année écoulée sur les arrêts de travail des salariés au cours de l’année écoulée (taux d’absentéisme, raison et durée des arrêts), de leur impact sur l’entreprise et des actions mises en place pour les prévenir.

Une progression constante du taux d’absentéisme depuis la première vague du baromètre

40% des salariés ont été arrêtés au moins une fois au cours de l’année 2016. En moyenne, les salariés ont eu 14,2 jours d’arrêts sur cette même année. Cela se traduit par un taux d’absentéisme de 3,9% pour l’année 2016 dans les entreprises de plus de 50 salariés en France. Ce taux poursuit sa progression depuis la première vague du baromètre et affiche une hausse de 0,6 points/2015 (enquête 2016).

Des variations importantes de ce taux au regard des catégories de salariés

Ce taux moyen masque une forte hétérogénéité de ce dernier en fonction des catégories de salariés. Ainsi les taux d’absentéisme des salariés seniors (5,7%), des ouvriers (5,8%) et des salariés travaillant dans le secteur des transports (6,3%) sont les plus élevés. A l’inverse les taux d’absentéisme des moins de 30 ans (2,7%) et des cadres (1,6%) sont les plus faibles.

Des arrêts principalement courts

Parmi l’ensemble des arrêts posés, les arrêts courts sont majoritaires : 39% d’arrêts de 1 à 3 jours et 25% d’arrêts de 4 jours à 1 semaine. A l’inverse 29% des arrêts ont une durée d’une semaine à 3 mois et 7% sont des arrêts longs (supérieur à 3 mois).

Des salariés qui ne posent pas toujours d’arrêt dans des situations le nécessitant

Au-delà des statistiques, cette étude met également en évidence une pratique qui va à l’inverse des idées reçues : face à une difficulté nécessitant un arrêt maladie, 41% des salariés ne posent pas d’arrêts : 31% se rendent à leur travail et 10% préfèrent poser un congé (CP ou RTT). Ces derniers mettent notamment en avants 2 types d’explication : la volonté de ne pas voir ses revenus baisser et l’importance de leur charge de travail.