Les Français sont globalement favorables à une réforme du Code du travail

  • De manière générale, le fait de réformer le Code du travail est un projet accueilli positivement par les Français : près des deux tiers (63%) déclarent en effet être favorables à cette idée, contre 36% qui y sont opposés.
  • Parmi les personnes qui pensent qu’il faut réformer le Code du travail, 44% estiment qu’il s’agit d’une réforme à mener de manière prioritaire tandis que 53% considèrent que c’est un sujet important mais pas prioritaire.

 

Des mesures diversement appréciées

  • Parmi les mesures testées dans cette enquête, deux recueillent une large approbation : le développement de la consultation directe des salariés d’une entreprise pour valider un accord, alors qu’aujourd’hui seuls les syndicats peuvent le faire (78%) et la fusion du comité d’entreprise, des délégués du personnel et du CHSCT (69%).
  • En revanche, deux autres mesures suscitent une opposition majoritaire : le développement des CDI de projet (53%) et le plafonnement des indemnités prudhommales (56%).

 

Les Français se montrent sceptiques sur les effets d’une telle réforme sur le chômage

  • S’ils considèrent que ce projet pourrait permettre de mieux s’adapter à la diversité des entreprises et des secteurs d’activité (69%), les Français se montrent en revanche sceptiques sur les effets positifs que cela pourrait avoir sur l’emploi. Les deux tiers (66%) estiment ainsi que le fait de réformer le Code du travail va certes permettre d’améliorer la compétitivité des entreprises, mais seuls 42% considèrent que cela va permettre de diminuer le chômage.
  • Par ailleurs, les Français ont le sentiment qu’une réforme du Code du travail profiterait avant tout aux employeurs, et peu aux salariés : 85% estiment ainsi que cela permettrait de mieux répondre aux attentes des employeurs, mais ils ne sont que 36% à penser de même à propos des attentes des salariés.

 

Le recours aux ordonnances suscite une désapprobation majoritaire

  • La méthode choisie par le Gouvernement n’est approuvée que par 40% des Français, une nette majorité de Français (59%) affichant leur opposition.