Interview de Dominique Levy, DGA du groupe BVA.


 

 

MRNews : BVA s’est particulièrement distingué il y a quelques semaines, à l’occasion des Trophées Études & Innovations 2019, en remportant le Grand Prix pour Shoots for Change, et six trophées au global. Quels ont été selon vous les ingrédients de ce succès ? 

Dominique Levy : […] Ces trophées récompensent d’abord des projets bien précis. Vous avez cité Shoots for Change, qui a en effet obtenu le Grand Prix. Deux autres ont été primés : la démarche de Data Lab Arquitecto et le dispositif IVS permettant d’analyser les parcours clients en points de vente. […] C’est aussi la récompense d’un parti-pris bien ancré de notre groupe, celui d’innover collectivement avec une obsession, une sorte de « mantra » extrêmement puissant, qui est de permettre à nos clients de « faire la différence », c’est d’ailleurs devenu notre signature de marque.

La techno est l’axe central de la politique d’innovation de BVA ?

Elle est bien évidemment un axe majeur, notre perspective consistant à associer celle-ci à nos savoir-faire historiques pour déployer des propositions d’accompagnements les plus complètes possible auprès de nos clients. […]

La behavioural economy est très associée à BVA… Pour reprendre une vieille formule, serait-elle pour vous une sorte d’horizon indépassable ? 

L’économie comportementale est le coeur de métier des collaborateurs qui, au sein du groupe, travaillent dans la Nudge Unit. […] . Il ne faut pas se méprendre pour autant, ce n’est pas un horizon indépassable, mais plutôt une façon d’enrichir, par effet d’hybridation, des approches qui sont historiquement très imprégnées de la sociologie et des statistiques. […] L’économie comportementale apporte des réponses extrêmement puissantes à cet enjeu de « faire la différence ». […]  Faire la différence, c’est aussi cela, passer le plus vite possible de la vision au changement des comportements.

BVA a vocation à rester un groupe d’études ? Comment résumeriez-vous vos priorités ?

Nous ne visons clairement pas à être des acteurs aussi gros et globalisants que des Kantar ou Ipsos… Les études demeurent le coeur de notre expertise, et nous continuerons à développer cette activité. C’est ce qui nous a conduits à racheter Doxa par exemple, qui est un peu l’équivalent de l’Ifop en Italie. Et il y aura d’autres acquisitions en 2020. Mais notre stratégie s’appuie sur trois autres métiers, qui ont donné naissance à notre nouvelle plateforme de marque, qui décline, autour de BVA Insight, nos trois autres métiers que sont BVA Technologies, BVA Communication et BVA Conseil.

« Faire la différence », c’est l’histoire de BVA, qui n’a jamais rien fait comme les autres, mais c’est aussi l’impératif que nous nous imposons à nous-mêmes. Notre ambition est de construire ce que nous avons appelé entre nous le « GAP », le Global Alternative Player. C’est un clin d’oeil bien sûr, mais l’acronyme fait sens. « Gap », représente le fossé que nous voulons creuser avec nos concurrents. Nous accélérons notre présence à l’international sous la responsabilité d’Edouard Lecerf. Nous voulons également proposer des approches alternatives, en hybridant nos métiers et en poursuivant nos acquisitions si nécessaire. Et puis nous sommes aussi des adeptes du plug and play, de ce qui va vite et bien. Tout cela est impulsé par Gérard Lopez et Pascal Gaudin, qui sont de vrais entrepreneurs, avec un rapport au risque qui n’a certainement pas fini de nous étonner !

 

Publié avec l’autorisation de Market Research News.

Interview réalisée par

Market Research News


Propos recueillis par Thierry Semblat

Découvrez l'interview complète