Depuis 2015, BVA et la Fondation April s’intéressent au profil des aidants, à leurs attentes et aux évolutions de cette communauté, en lien avec la perception, en miroir, du grand public. Cette année, le baromètre fait un focus sur le répit, thème de la journée des aidants 2020.

Des Français de plus en plus familiarisés avec la thématique des aidants, mais des aidants qui peinent toujours à se reconnaître comme tels 

  • 48% des Français déclarent avoir déjà entendu parler du thème des « aidants », un résultat en hausse de 7 points depuis 2019 et qui atteint son plus haut niveau depuis la création de ce baromètre en 2015
  • Si 53% des aidants ont entendu parler de ce sujet, ils ont toujours des difficultés à intégrer ce statut : seuls 39% se définissent comme tels

Une évolution du profil des aidants

  • La part des multi-aidants est en hausse cette année : 39% des aidants déclarent apporter leur aide à plus d’une personne (+5 pts depuis 2019), soit le plus haut niveau enregistré depuis 2015
  • Une situation qui s’accompagne d’une tendance au recul du logement de l’aidé chez l’aidant (11%, – 8 pts) au profit du maintien de l’aidé à domicile (74%, + 4 pts)
  • Si l’aide en direction des parents reste le cas le plus fréquent (39%), l’accompagnement des grands-parents se développe cette année (18%, +6pts), signe d’une aide sur plusieurs générations

Des difficultés moindres pour les aidants

  • Parallèlement au recul de l’hébergement de l’aidé par l’aidant, l’investissement en temps des aidants baisse par rapport à 2019 : 16% d’entre eux consacrent 20h ou plus par semaine à aider leur proche (-8pts)
  • Des aidants globalement moins nombreux cette année à percevoir l’impact négatif de leur statut : si les domaines sur lesquels ils jugent que leur situation « d’aidant » a le plus d’impact négatif restent le sommeil (21%, -6pts), le moral (20%, -7pts) et leur vie sociale (20%, -11pts), ces difficultés apparaissent désormais ressenties par 2 aidants sur 10 contre environ 3 aidants sur 10 en 2019.

Des attentes néanmoins fortes pour être épaulés

  • Le manque de temps (35%, +3pts), la complexité des démarches administratives (30%, +4pts) et la fatigue physique (25%, -7pts) restent cités par les aidants comme leurs principales difficultés
  • Les aidants considèrent majoritairement qu’une meilleure coordination entre tous les acteurs serait « très utile » (56%), de même que la facilitation du maintien à domicile (54%)

Le répit, une autre manière de faire face aux difficultés

  • Plus des 2/3 des aidants estiment que le répit concerne autant l’aidant que l’aidé (68%), signe qu’ils ne se considèrent pas forcément comme les seuls destinataires du répit
  • Passer du temps avec sa famille (55%), partir en week-end ou en vacances (50%) ou se reposer (48%) constituent pour près de la moitié des aidants les principales utilisations des moments de répit en tant qu’aidant
  • Près de 4 aidants sur 5 déclarent prendre du répit au moins une fois par mois en moyenne (78%). Ceux qui s’octroient moins de temps l’expliquent par le fait de vouloir profiter de l’aidé au maximum (41%), mais aussi parce qu’ils culpabilisent de prendre ce temps pour eux (27%)