Les effets de l’annonce d’une vaccination imminente contre le COVID-19 continuent de se faire sentir clairement sur les opinions publiques européennes :    

  • En France, ces annonces se conjuguent avec une amélioration réelle, jusqu’à ces derniers jours, sur le plan de la situation épidémique. Conséquence, les jugements des Français s’améliorent très nettement : ils ne sont désormais plus que 33% à estimer que dans cette crise « le pire est devant nous », soit 26 points de moins qu’il y a 15 jours et 39 points de moins qu’il y a un mois. Pour autant, si la proportion des sondés qui pensent que le « pire est derrière nous » progresse nettement (+11 points en 15 jour), elle demeure très minoritaire (19%).
  • En Italie, les courbes de résultats sont très proches de celles mesurées en France, alors même que la situation sanitaire reste critique avec la perspective d’une 3e vague : 29% seulement des Italiens pensent que « le pire est devant », contre 56% il y a 15 jours, l’annonce de prochaines campagnes de vaccination soulève des espoirs.
  • En Grande-Bretagne, les résultats sont stables après une nette amélioration lors de la dernière vague : 39% des sondés estiment que « le pire est devant nous » (-1 point).

 

La confiance dans le gouvernement français pour faire face à la crise s’améliore nettement, elle stagne ailleurs :

  • Même si elle demeure minoritaire, la confiance des Français dans la gestion gouvernementale de la crise s’améliore de façon très nette (43%, +9 points).
  • La confiance s’érode légèrement en Grande-Bretagne (44%, -2 points).
  • Les Italiens restent pour leur part très partagés (48% de confiance / 52% de défiance).

 

Au-delà de la crise sanitaire, c’est la crise économique qui inquiète : 

  • 8 Français sur 10 se déclarent inquiets en ce qui concerne la situation économique de la France. C’est aussi le cas de 78% des Italiens et de 72% des Britanniques.
  • Les sondés sont en revanche plus confiants en ce qui concerne la situation financière de leur foyer : la confiance est en effet majoritaire dans tous les pays, même si les résultats d’ensemble cachent d’importantes disparités, liées notamment au niveau socio-économique des répondants.

Les Français se montrent particulièrement critiques à l’égard des informations qu’ils reçoivent au sujet du COVID-19, qu’elles émanent des autorités publiques (63% n’ont pas confiance) ou des médias (64%).

 

Pour autant, 2 personnes sur 3 déclarent respecter la plupart des règles et restrictions imposées dans le cadre de lutte contre la pandémie (67%), comme en Italie (70%) et en Grande-Bretagne (69%) :

  • C’est le même niveau de discipline affichée qu’en Grande-Bretagne (64%) et légèrement derrière celle de l’Italie (67%).
  • Dans ces 3 pays, les plus âgés se déclarent sensiblement plus respectueux des consignes que les plus jeunes.

 

L’impact de la crise sanitaire sur les modes d’achat, et particulièrement ceux de Noël, est assez net :

  • Le développement des achats en ligne s’accélère, mais nettement moins rapidement en France qu’en Grande-Bretagne et en Italie.
  • Pour les achats online, la livraison à domicile reste le mode privilégié quel que soit le pays. Si les services de Click&Collect se sont développés en France depuis le début de la crise (de +10 à +20%), ils demeurent en retrait des habitudes développées en Grande-Bretagne et en Italie.
  • Surtout, les intentions d’achats de Noël par rapport à l’année dernière sont à la baisse sur toutes les catégories de produits et services testés, y compris la décoration de la maison, les cadeaux pour adultes, pour enfants, les boissons et dans une moindre mesure les dépenses alimentaires.

 

Contact BVA


Adelaïde Zulfikarpasic