La 71ème vague de notre baromètre, délivrée ici montre encore la sensibilité des perceptions dans les pays suivis. Et pourtant cette vague a été réalisée avant même les nouvelles restrictions annoncées en Italie comme en Grande-Bretagne et l’arrivée au cœur du débat de la mutation du virus.

A l’approche des fêtes de fin d’année, les situations apparaissent contrastées en termes de perception de l’évolution de la situation :   

  • En France, alors que l’épidémie semble repartir à la hausse, la perception de la situation se détériore à nouveau après une très nette amélioration au cours des deux précédentes vagues :  44% des Français jugent que dans cette crise « le pire est devant nous », soit 11 points de plus que lors de notre dernière mesure il y a 15 jours.
  • En Italie, alors que la 2ème vague d’épidémie monte en puissance, les jugements restent pour le moment très stables mais néanmoins plutôt pessimistes : comme il y a deux semaines, 59% des Italiens jugent que la situation va rester la même,12% seulement que « le pire est passé » et 29% que « le pire est devant ». Une majorité des italiens a donc dû être surprise par les nouvelles restrictions de vendredi.
  • En Grande-Bretagne, alors que la première campagne de vaccination massive a débuté, les jugements s’améliorent : 22% des Britannique pensent que « le pire est derrière » soit une hausse de 7 points en 15 jours. A l’inverse, 33% des sondés estiment que « le pire est devant » (-6 points), les seuls qui avaient peut-être anticipé le reconfinement annoncé par Boris Johnson samedi.

 

La confiance dans le gouvernement français pour faire face à la crise se détériore à nouveau :

  • Après une légère amélioration, la confiance des Français dans la gestion gouvernementale de la crise se détériore à nouveau (36%, -7 points) et retrouve quasiment son niveau antérieur. Cette nouvelle dégradation peut s’expliquer à la fois par le rebond de l’épidémie qui se profile et peut questionner la stratégie gouvernementale ainsi que par l’hostilité de l’opinion publique à certaines mesures, comme la fermeture prolongée des lieux de culture.
  • En Grande-Bretagne (48%, +4 points) et en Italie (52%, +4 également), la confiance progresse au contraire… mais cela, avant les nouvelles restrictions annoncées ce week-end dans ces deux pays.

 

Sur tous les enjeux économiques liés à la crise sanitaire et dans les trois pays européens, les indicateurs se caractérisent par une extrême stabilité et toujours une forte inquiétude :

  • Près de 8 Français et 8 Italiens sur 10 se déclarent inquiets en ce qui concerne la situation économique de leur pays. L’inquiétude touche toujours 7 Britanniques sur 10.
  • Si les sondés restent plus confiants en ce qui concerne la situation financière de leur foyer ou la résilience de leur entreprise (pour les actifs), les résultats reflètent toutefois une certaine inquiétude : ainsi, que ce soit en France, en Grande-Bretagne ou en Italie, près d’un salarié sur trois s’inquiète de la capacité de son entreprise à faire face à la crise, ce qui n’est pas rien.

 

A l’issue de cette année marquée par une crise sanitaire mondiale inédite, il n’est pas surprenant qu’au premier rang de leurs bonnes résolutions pour 2021, les Français, au même titre que les Italiens et les Britanniques mentionnent la volonté de prendre soin de leur santé, à travers l’adoption d’un régime adapté.

Enfin, plus étonnant, les français se montrent, de loin, les plus à l’aise à l’idée de reprendre différentes activités (cinéma, restaurants, bars, clubs de sport, loisirs en intérieur ou extérieur) en se contentant des actuels protocoles sanitaires.

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Adelaïde Zulfikarpasic