Depuis 2000, le Baromètre d’opinion de la DREES* est un outil de référence pour analyser l’évolution de l’opinion des Français sur leur santé, sur la protection sociale (assurance maladie, retraite, famille, handicap-dépendance, pauvreté-exclusion) ainsi que sur les inégalités sociales et la cohésion sociale.

Les données de la vague 2016 ont été collectées entre octobre et novembre 2016, auprès d’un échantillon de 3038 personnes, représentatif de la population âgée de 18 ans ou plus résidant en France métropolitaine (méthode des quotas).

*La DREES est la Direction de la Recherche, des Études, de l’Évaluation et des Statistiques du Ministère des Affaires sociales et de la Santé.

Principaux enseignements concernant la famille :

L’identification des priorités de la politique familiale divise les Français : 35 % estiment qu’elle doit avant tout permettre une meilleure conciliation entre vie familiale et vie professionnelle, une opinion davantage partagée par les foyers ayant au moins un enfant à charge (41 %). 32 % jugent qu’elle doit permettre aux famille de mieux se loger et finalement, le but historique des politiques familiales d’après-guerre, le soutien à la natalité, n’est cité comme priorité que par 5% des Français, un taux en retrait de 7 points par rapport à 2000.

Concernant la durée des congés auxquels les parents ont droit, le statu quo prédomine :

  • pour 60 % des Français, la durée du congé maternité est suffisante, un tiers le considérant comme trop court (33 %), notamment les femmes (38 %), les moins de 50 ans (40 %) et les personnes issues de foyers ayant un enfant à charge (44 %)
  • pour 57 % des Français, la durée actuelle du congé paternité doit être maintenue, près de 4 sur 10 considérant qu’il faut l’allonger (38 %), une proportion en progression de 6 points depuis 2014 mais qui reste minoritaire dans l’opinion, notamment auprès des hommes (33 %). Seuls les moins de 35 ans sont une majorité à demander un allongement de la durée de ce congé paternité (64 %).
  • par ailleurs, ce congé paternité doit rester facultatif pour 70 % des Français, 30 % estimant qu’il devrait être obligatoire, une opinion qui reste minoritaire dans l’opinion quel que soit le genre ou l’âge des interviewés.

Enfin, des évolutions sensibles sont à souligner concernant l’homoparentalité. Si la proportion de Français favorables à l’adoption par les couples homosexuels ne progresse pas significativement depuis 2014 (59 % y sont favorables), l’acceptation de la PMA et de la GPA semble progresser dans l’opinion :

  • 61 % des Français se déclarent favorables à ce que les couples de femmes puissent recourir à la PMA pour avoir un enfant, une opinion en progression de 6 points par rapport à 2014 ;
  • Par ailleurs, 50 % des Français se disent favorables à la GPA (+7 points par rapport à 2014), dont 37 % pour les couples hétérosexuels et homosexuels sans distinction (+5 points).

Pour plus d’informations : Souphaphone Douangdara – 01 40 56 88 84 – souphaphone.douangdara@sante.gouv.fr