Depuis 2000, le Baromètre d’opinion de la DREES* est un outil de référence pour analyser l’évolution de l’opinion des Français sur leur santé, sur la protection sociale (assurance maladie, retraite, famille, handicap-dépendance, pauvreté exclusion) ainsi que sur les inégalités sociales et la cohésion sociale.

Les données de la vague 2016 ont été collectées entre octobre et novembre 2016, auprès d’un échantillon de 3 038 personnes, représentatif de la population âgée de 18 ans ou plus résidant en France métropolitaine (méthode des quotas).

*La DREES est la Direction de la Recherche, des Études, de l’Évaluation et des Statistiques du Ministère des Affaires sociales et de la Santé.

Principaux enseignements concernant la cohésion sociale

  • La cohésion sociale est toujours perçue comme faible dans le pays, seuls un quart des Français la jugent actuellement forte (25 %, -4 points par rapport à 2015). Après une légère progression en 2015 (+4 points, à 29 %), cet indicateur retrouve son niveau de 2014.
  • En termes d’action publique, les Français estiment que c’est avant tout en assurant à tous la possibilité d’accéder à un emploi que les pouvoirs publics pourront renforcer cette cohésion (32 % des réponses), devant la nécessité d’offrir une éducation de qualité (16 %), de punir plus sévèrement les délinquants (12 %) ou d’aider les jeunes à démarrer dans la vie (11 %).
  • Néanmoins, il existe un fort sentiment d’intégration dans la société française : 93 % des Français s’estiment bien intégrés et près de 6 sur 10 se sentent même « très bien intégrés » (58%, -7 points depuis 2014).
  • C’est d’abord le « partage d’une culture et de valeurs communes » (28 %, +5 points par rapport à 2014) qui apparait comme le plus important pour être bien intégré à la société française, avant d’être « bien entouré par votre famille ou vos amis » (19 %), d’avoir « un travail qui vous convient » (18 %) ou « un niveau de vie convenable » (18 %).
  • La diversité culturelle est vue comme une richesse par une courte majorité de Français (56 % pensent que « la diversité des cultures et des origines est une richesse pour notre pays »), quatre sur dix estimant toutefois que cette diversité « rend difficile la vie en commun dans notre pays » (43 %).
  • Par ailleurs, plus d’un Français sur deux estiment que les pouvoirs publics doivent en priorité « veiller à ce que les croyances et les pratiques religieuses des individus ne soient pas visibles dans l’espace public » (57 %), plutôt que de « veiller à ce que chacun puisse être libre de ses croyances et de ses pratiques religieuses » (42 %), même si cette dernière opinion progresse de 6 points en un an.

Pour plus d’informations : Souphaphone Douangdara – 01 40 56 88 84 – souphaphone.douangdara@sante.gouv.fr