ENQUETE REALISEE PAR L’INSTITUT BVA POUR LA DREES

 

Depuis 2000, le Baromètre d’opinion de la DREES* est un outil de référence pour analyser l’évolution de l’opinion des Français sur leur santé, sur la protection sociale (assurance maladie, retraite, famille, handicap-dépendance, pauvreté exclusion) ainsi que sur les inégalités sociales et la cohésion sociale. BVA réalise ce baromètre depuis 2004. Les données de la vague 2014 ont été collectées du 20 octobre au 6 décembre, auprès d’un échantillon très large pour ce type d’enquêtes de 3009 personnes, représentatif de la population âgée de 18 ans ou plus en France métropolitaine (méthode des quotas).
*La DREES est la direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (ministère des Affaires sociales, de la Santé, et des Droits des femmes).

Vous trouverez les enseignements complets de cette enquête en cliquant sur le lien suivant : http://www.drees.sante.gouv.fr/le-barometre-d-opinion-de-la-drees,11136.html

Principaux enseignements – extraits :

Les Français très préoccupés par le risque de précarité

C’est le risque de se retrouver démuni qui inquiète le plus souvent les Français : 90 % d’entre eux se déclarent personnellement préoccupés par la pauvreté. Ils sont tout aussi nombreux à exprimer des craintes sur le niveau des salaires et du pouvoir d’achat (89 %), sur le chômage (88 %) et enfin sur l’avenir du système de retraites (87 %).

Les Français sont en revanche moins préoccupés par les sujets liés à la santé que par le passé. C’est notamment le cas du sida qui inquiète 58 % des Français en 2014 contre 80 % en 2004, et, dans une moindre mesure, du cancer (83 % en 2014 contre 91 % en 2004).

D’autres préoccupations sont plus cycliques : les « crises financières internationales » préoccupent deux tiers des Français en 2014 contre 76 % d’entre eux en 2008 après la crise des subprimes (soit +19 points par rapport à 2007), et contre 82 % en 2011 après la crise des dettes souveraines (soit +10 points par rapport à 2010).

Huit Français sur dix considèrent que leur système de sécurité sociale peut servir de modèle

Bien que cette part diminue, sept Français sur dix estiment qu’il faut « réformer la société française sur certains points tout en conservant l’essentiel » (69 % en 2014 soit – 8 points par rapport à 2004). Cela traduit leur souhait de conserver les fondamentaux du système actuel tout en le faisant évoluer, volonté que l’on retrouve aussi s’agissant plus spécifiquement de la protection sociale. La part des Français qui pensent qu’il faut « radicalement changer la société française » (27 %) est, elle, en hausse de 9 points depuis 10 ans. Seulement 4 % des Français pensent qu’il faut « conserver la société française en l’état ».

Selon 81 % des Français, le système de sécurité sociale français « peut servir de modèle à d’autres pays ». Trois quarts des Français pensent que le système de sécurité sociale français « fournit un niveau de protection suffisant », mais deux tiers d’entre eux pensent qu’il « coûte trop cher à la société ».

Ce contraste entre l’exemplarité ressentie et le coût élevé du système de sécurité sociale français était déjà notable en 2006 selon les données de l’Eurobaromètre[1]. Les Français étaient alors parmi les plus nombreux en Europe à considérer leur système de sécurité sociale comme exemplaire mais trop coûteux.

Depuis 2010, les Français sont beaucoup plus nombreux à penser que le système de protection sociale ne devrait bénéficier qu’aux cotisants : c’est le cas d’un Français sur deux pour les allocations chômage et pour les retraites, soit 20 points d’augmentation. Concernant les allocations familiales et l’assurance maladie, un quart des Français pensent qu’elles devraient être réservées aux seuls cotisants, soit 10 points de plus qu’en 2010. Entre 2004 et 2010, ces proportions étaient en revanche relativement stables.

Logiquement, la part des Français favorables à des allocations universelles, c’est-à-dire qui ne bénéficieraient pas uniquement aux plus pauvres ou à ceux qui cotisent, diminue fortement depuis 2010, dans un contexte de crise économique et de réduction des déficits publics.

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