BAROMÈTRE QUOTIDIEN DE SUIVI DE LA CRISE DU COVID 19
COMMENT LES FRANÇAIS VIVENT-ILS LA PÉRIODE ACTUELLE ?

 

Vague 55 – 12 mai 2020

 

Alors que les Français vivent leur deuxième jour de déconfinement, les craintes quant à la situation sanitaire en France restent palpables :

Seule une minorité (18%, stable) estime que le pire est derrière nous et plus d’un tiers s’attendent encore au pire (38%, stable également). Le taux important de personnes interrogées qui ne se prononcent pas (13%) reflète le flou qui entoure cette période « d’entre-deux », qui n’est plus le confinement mais pas encore non plus le retour à une vie normale.

Près de 4 Français sur 5 (78%) ont peur qu’eux-mêmes ou un membre de leur famille attrape le coronavirus, un score qui progresse légèrement depuis le début du déconfinement (+ 2 points) et qui est plus élevé qu’au début de la crise.

Et enfin, signe particulièrement prégnant de l’incertitude des Français quant à la situation actuelle : plus des trois quarts (76%) s’attendent dans les prochains mois à une nouvelle vague d’épidémie qui conduira à un second confinement.

Dans ce contexte perçu comme très incertain, les craintes concernant l’économie restent également particulièrement marquées :

Avec en premier lieu, des inquiétudes fortes quant à la situation économique de la France : seuls 16% des Français se disent confiants ;

Mais aussi, des doutes croissants des salariés sur la capacité de leur entreprise à faire face à la crise : 60% se disent confiants sur ce point mais cet indicateur à perdu 6 points en 3 jours.

Pour autant, signe de la capacité de résilience des Français, leur moral se maintient à son niveau le plus élevé (6,5/10) depuis le début de la crise et les envies du quotidien reprennent le dessus avec une large majorité de Français qui a profité ou entend profiter des premiers jours du déconfinement pour revoir leurs proches (74%), sortir se promener dans la rue (70%) ou encore retourner à leur bureau ou sur leur lieu de travail (69% des actifs). Notons tout de même que depuis hier, les passages à l’acte restent marginaux, signe peut-être d’une certaine frilosité : seuls 13% des Français ont effectivement vu un proche au cours des dernières 24 heures tandis que 8% sont allés chez le coiffeur.