Pour la 4ème année, REHALTO publie une grande étude sur les arrêts de travail et les plans d’action santé.  Cette étude, réalisée auprès de 305 DRH et 1 504 salariés par l’institut BVA en avril 2018  dresse un état des lieux de l’année écoulée sur les arrêts de travail des salariés au cours de l’année écoulée (taux d’absentéisme, raison et durée des arrêts), de leur impact sur l’entreprise et des actions mises en place pour les prévenir.

Après une progression constante du taux d’absentéisme, pour la première année, un taux d’absentéisme en léger recul

38% des salariés ont été arrêtés au moins une fois au cours de l’année 2017. En moyenne, les salariés ont eu 11,6 jours d’arrêts sur cette même année. Cela se traduit par un taux d’absentéisme de 3,2% pour l’année 2017 dans les entreprises de plus de 50 salariés en France. Ce taux est en légère baisse par rapport à la précédente vague : – 0,7 points/2016 (enquête 2017).

Des variations importantes de ce taux au regard des différentes catégories de salariés

Comme nous l’avons déjà observé les années précédentes, ce taux moyen masque une forte hétérogénéité de ce dernier en fonction des catégories de salariés. Les taux d’absentéisme des salariés de 40 à 49 ans (3,9%), des ouvriers (5,2%) et des salariés travaillant dans le secteur de la construction (4,6%) sont les plus élevés. A l’inverse les taux d’absentéisme des moins de 30 ans (2,3%), des cadres (1%) et des salariés des services (2,5%) sont les plus faibles.

Et du climat social des entreprises 

Plus encore que les caractéristiques socioprofessionnelles des salariés, le climat social au sein des entreprises a un impact majeur sur les absences des salariés. Ainsi, pour les salariés qui estiment que le climat social au sein de leur entreprise est très bon, le taux d’absentéisme s’établit à 2,6% ; à l’inverse pour ceux qui le jugent très mauvais, ce dernier monte à 5,8%.

Des salariés qui ne posent pas toujours d’arrêt dans des situations le nécessitant

Au-delà des statistiques, cette nouvelle vague du baromètre confirme à nouveau une pratique qui va à l’inverse des idées reçues : face à une difficulté nécessitant un arrêt maladie, 43% des salariés ne posent pas d’arrêts : 34% se rendent à leur travail et 9% préfèrent poser un congé (CP ou RTT). Ces derniers mettent notamment en avants 2 types d’explication : la volonté de ne pas voir leurs revenus baisser et l’importance de leur charge de travail.