Depuis sa création en 2018, 114 organisations ont rejoint l’initiative #StOpE, Stop au Sexisme dit « Ordinaire » en Entreprise, placée aujourd’hui, sous le Haut Patronage d’Élisabeth Moreno, Ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, de la Diversité et de l’Égalité des chances. Les organisations signataires, accompagnées de Brigitte Grésy, experte des questions de sexisme au travail, ont souhaité administrer un baromètre d’envergure destiné à évaluer l’état du sexisme au travail et à mesurer les perceptions et l’impact généré.  BVA a ainsi mené une consultation d’envergure auprès de 17 grandes entreprises françaises membres de #StOpE : 64 690 salariés ont ainsi été interrogés.

Voici les chiffres clés du baromètre :

Des inégalités toujours perçues comme très présentes

Pour plus de 9 femmes sur 10, les inégalités professionnelles entre les hommes et les femmes sont aujourd’hui encore très importantes. Même s’ils sont largement majoritaires, les hommes semblent moins nombreux à le penser (65%).

Sexisme au travail envers les femmes : des manifestations multiples

Les femmes sont confrontées au sexisme sur différents plans :

Par le biais de « blagues » : 8 collaboratrices sur 10 (80%) affirment en avoir déjà entendues et les trois quarts des hommes s’en disent témoins (74%).
Dans la remise en cause de leurs capacités à manager : près d’une collaboratrice sur deux estime avoir déjà entendu des propos disqualifiants à l’égard des aptitudes managériales des femmes : pour manager une équipe (44%) ou diriger un service ou une entreprise (43%).
Vis-à-vis de la maternité et du temps partiel : Les trois quarts des femmes ont déjà entendu des préjugés associés à la maternité (75%), dont un quart (23%) à leur sujet.
Dans l’évolution professionnelle : 52% des femmes jugent avoir déjà été confrontées à certaines limites au cours de leur carrière en raison de leur sexe (augmentations/primes non reçues : 37%, promotions non accordées : 31%).

Des pratiques impactant fortement des victimes

Le sexisme dit ordinaire en entreprise a une réelle incidence sur les individus le subissant : hommes et femmes s’accordent à le dire. Pour 95% des femmes et 90% des hommes, celui-ci entraîne une baisse de confiance en soi et une modification du comportement de la personne concernée.

« Ce baromètre, indispensable comme point de départ de la mesure, contribue à sensibiliser à grande échelle sur la prégnance du sexisme dit ordinaire dans le milieu professionnel mais aussi sur ses incidences vécues par les victimes ou témoins. » explique Anne-Laure Thomas, Directrice Diversités & Inclusion France chez L’Oréal et co-fondatrice de #StOpE.

En synthèse, « Les enseignements du baromètre montrent la nécessité de poursuivre l’action dédiée à la prévention du sexisme dit ordinaire au travail pour lutter contre les inégalités entre les femmes et les hommes » indique Anne- Sophie Beraud, Vice-présidente Inclusion et Diversité Accor et co-fondatrice de l’initiative #StOpE.

Pour en savoir plus : Aller sur la page de l’AFMD (Association Française des Managers de la Diversité)