BVA et la Banque Européenne d’Investissement dévoilent aujourd’hui la suite des résultats de la troisième édition de l’étude sur le climat réalisé auprès de 30.000 personnes dans les 27 pays de l’Union européenne, au Royaume-Uni, en Chine et aux Etats-Unis. En ce début d’année propice aux nouvelles résolutions, cette deuxième publication s’intéresse aux actions individuelles que les citoyens sont prêts à réaliser pour lutter contre le changement climatique.

 

Les Français peu enclins à modifier radicalement leur mode de vie pour lutter contre le changement climatique

Au quotidien, l’engagement des Français en faveur de l’action climatique semble limité. Six Français sur dix pensent que leur comportement peut changer la donne dans la lutte contre le changement climatique, soit 12 points de moins que la moyenne européenne. Par conséquent, seuls 12 % de la population française déclarent modifier radicalement leur mode de vie afin de réduire leur contribution au changement climatique, soit sept points de moins que la moyenne européenne.

 

Renoncer à posséder une voiture et à consommer de la viande : les sacrifices les plus difficiles à consentir en faveur du climat

Toutes les actions individuelles qui peuvent contribuer à lutter contre le changement climatique ne demandent pas le même effort : à l’image de l’ensemble des Européens, pour les Français, renoncer à posséder une voiture (41 %) serait le plus difficile. En revanche, les Français estiment que cesser de prendre l’avion serait le plus facile (40 %), nettement devant la perspective de renoncer aux vidéos en streaming (18 %) ou à la consommation de viande (18 %).

Ici, les Européens et les Français se rapprochent des Américains à la fois sur l’attachement à la voiture et sur la possibilité de renoncer à prendre l’avion. Les Chinois, eux, jugent qu’arrêter de consommer de la viande serait le sacrifice le plus difficile.

 

Bien que beaucoup souhaitent réduire leur empreinte carbone, peu de Français donnent suite à cette résolution en matière d’alimentation

Plus de huit Français sur dix déclarent réduire ou vouloir réduire leur consommation de viande et acheter des produits saisonniers et locaux. Mais comme partout en Europe, peu d’entre eux mettent systématiquement cette résolution en pratique :

  • 90 % des Français achètent des produits de saison, dont 43 % de manière systématique.
  • 72 % des Français n’achètent pas de denrées qui ne sont pas produites près de chez eux et 13 % refusent systématiquement d’acheter des denrées non produites localement.
  • 67 % des Français réduisent leur consommation de viande, dont 22 % de manière systématique.

On observe ces mêmes habitudes de consommation dans les autres pays européens ainsi qu’aux Etats-Unis et en Chine.

 

La pandémie de COVID-19 a un effet significatif sur les habitudes quotidiennes de déplacement, bien que dans une moindre mesure que dans les autres pays d’Europe

En ce qui concerne les transports quotidiens, les Français sont moins susceptibles que les autres Européens de modifier leur moyen de transport quotidien :

  • 64 % se déclarent disposés à moins utiliser les transports en commun, car ils craignent pour leur santé (-3 pts par rapport à la moyenne européenne).
  • 67 % se tourneraient davantage vers le vélo et la marche (-6 pts par rapport à la moyenne européenne), car c’est un moyen de se déplacer plus sûr que les transports en commun, tout en restant respectueux du climat.

 

Une volonté de changer les habitudes de transport aérien à l’avenir

Une fois que les restrictions liées à la COVID-19 auront été levées, seuls 24 % des Français pensent renouer avec leurs habitudes d’avant la pandémie en matière de transport aérien (cinq points de moins que la moyenne européenne). Toutefois, 32 % d’entre eux éviteront de prendre l’avion en raison des répercussions sur le climat.

Pour lutter contre le changement climatique :

  • 42 % prévoient de ne partir en vacances qu’en France ou dans un pays voisin. A l’échelle européenne, les pays du sud (Espagne, Grèce…) sont plus enclins à prioriser leur pays tandis que les pays du nord et de l’est (Allemagne, Estonie…) le sont moins.
  • 37 % des Français privilégieraient les trains par rapport aux avions pour les trajets d’une durée de cinq heures ou moins. Un résultat proche de la moyenne européenne (38%) mais en-deçà de pays voisins comme l’Allemagne (41%).
  • 30 % seraient même prêts à abandonner définitivement le voyage de leurs rêves vers une destination lointaine.
  • les actions ayant une dimension financière sont moins plébiscitées : seuls 17 % compenseraient systématiquement les émissions de carbone de leurs vols pour contribuer à la lutte contre le changement climatique (une tendance que l’on observe dans la plupart des pays d’Europe du nord et de l’ouest).

 

Pour consulter les résultats de chaque pays, vous pouvez télécharger le rapport disponible sur notre site.