BVA et la Banque Européenne d’Investissement dévoilent aujourd’hui la suite des résultats de la troisième édition de l’étude sur le climat réalisé auprès de 30.000 personnes dans les 27 pays de l’Union européenne, au Royaume-Uni, en Chine et aux Etats-Unis. Cette troisième et dernière publication explore les attentes des citoyens à l’égard des solutions et des politiques de lutte contre le changement climatique.

Changer ses propres habitudes : le moyen le plus efficace de lutter contre le changement climatique selon les Français

Pour 40 % des Français, la modification radicale des comportements individuels est le moyen le plus efficace de lutter contre le changement climatique. Cette dimension est perçue comme plus efficace que les améliorations techniques et technologiques (24 %), l’investissement public-privé dans des projets respectueux du climat (19%) ou la règlementation des pouvoirs publics (16%).

Les points de vue des Européens divergent sur ce sujet : alors que, comme les Français, les Portugais (51 %), les Slovaques (44 %), les Luxembourgeois (43 %) et les Allemands (42 %) estiment qu’une modification radicale du comportement aura l’incidence la plus notable dans la lutte contre la crise climatique, les populations nordiques font davantage confiance aux innovations technologiques (40 % des Suédois, 38 % des Finlandais et 36 % des Danois).

Les Français veulent réduire leur dépendance aux énergies fossiles pour préparer l’avenir et éviter de dépendre des autres pays

Les Français sont divisés sur le principal avantage que la réduction de la dépendance aux combustibles fossiles apporterait à leur pays. 28% estiment que cela permettrait à la France d’être prête à utiliser des sources d’énergie alternatives lorsque les réserves mondiales seront épuisées, et 26% pensent que cela permettrait à notre pays d’atteindre l’indépendance énergétique. Ces deux avantages sont plus cités que dans les autres pays européens (respectivement +4 points et +2 points). 20% des Français et, plus précisément, 25% des 15-29 ans envisagent des bénéfices quant à la réduction de la pollution, notamment dans les villes.

Les Français attendent de meilleurs systèmes de recyclage et l’interdiction des produits non durables

En termes de consommation durable, l’amélioration des systèmes de recyclage devrait être prioritaire en France, mais moins que dans le reste de l’Europe (52 % contre 57 %). Les Français sont également 50 % à se déclarer en faveur d’une interdiction des produits non durables ou non réparables.

Comme dans le reste de l’Europe, l’introduction d’une taxe carbone sur les produits non durables recueille beaucoup moins de soutien (20 %).

Transports : un appel en faveur de davantage de télétravail et de meilleurs transports en commun

L’augmentation des possibilités de travail à domicile est considérée comme une action prioritaire pour lutter contre le changement climatique, car elle permettrait de réduire les déplacements domicile-travail (38 %).
A noter que la subvention pour l’achat des voiture électriques est moins prioritaire que dans le reste de l’Europe (27% contre 40%).

En ce qui concerne les déplacements à l’intérieur des villes, les Français optent avant tout pour l’amélioration de l’efficacité des transports publics, mais dans une moindre mesure que la moyenne européenne (48% contre 55%) ; une priorité plus marquée pour les habitants de la région Ile-de-France (55 %).

Pour être couronnée de succès, l’action en faveur du climat doit tenir compte des inégalités

Pour 73 % des Français interrogés, les mesures de lutte contre le changement climatique doivent tenir compte des écarts de revenus et des inégalités sociales pour réussir (la moyenne européenne se situant à 77 %).