A quelques jours de la COP26, BVA et la Banque Européenne d’Investissement dévoilent les résultats de la quatrième édition de l’étude sur le climat réalisée auprès de plus de 30.000 personnes dans les 27 pays de l’Union européenne, au Royaume-Uni, en Chine et aux Etats-Unis. Cette édition montre que les Français sont plus que jamais conscients de l’urgence climatique mais qu’ils sont sceptiques sur l’implication de leur gouvernement et sur sa capacité à tenir les engagements en matière de réduction de ses émissions de carbone, pris lors de la COP21 de Paris.

 

Le changement climatique et ses conséquences sont le plus grand défi du XXIe siècle selon la majorité des Français.

La pandémie de COVID-19 reste cette année le défi numéro un auquel la France est actuellement confrontée selon ses citoyens (64%), devant le changement climatique (39%) et le terrorisme (28%).

Même si la pandémie reste le principal défi auquel les Français sont actuellement confrontés, le tableau est différent à plus long terme : 83% des Français pensent que le changement climatique et ses conséquences constituent le défi majeur du XXIe siècle.

71% des Français estiment déjà que le changement climatique a un impact sur leur vie quotidienne (69% l’an dernier, 77% pour la moyenne européenne). Les 15-29 ans (78%), les parents d’enfants de moins de 18 ans (77%) et les habitants des grandes villes (78%) ressentent particulièrement ses effets.

 

Les Français sont sceptiques quant à la capacité de leur gouvernement à agir sur le changement climatique

Cette prise de conscience de l’importance du défi du changement climatique s’accompagne d’un pessimisme à l’égard de l’action des pouvoirs publics.

Les trois quarts des Français (74%) estiment qu’ils sont plus concernés par l’urgence climatique que leur gouvernement. C’est particulièrement vrai pour les 15-29 ans (80%) et les sympathisants de gauche (81%). Plus encore que dans le reste de l’Europe (56% contre 51%), les Français estiment que l’incapacité à résoudre la crise climatique est due au fait que les gouvernements n’agissent pas suffisamment, prenant des mesures qui ne sont pas assez contraignantes pour que les individus et les entreprises changent leurs comportements et leurs pratiques.

Convaincus que le meilleur moyen de lutter contre le changement climatique passe par un changement radical des habitudes individuelles (56% contre 52% en Europe) plutôt que par l’innovation technologique (36% contre 41%), 73% des Français sont ainsi favorables à des mesures gouvernementales plus strictes, imposant des changements de comportements individuels (comme celles prises lors de la crise de la COVID-19). Cette tendance est à la fois plus importante que l’année dernière (66%) et plus marquée que dans le reste de l’Europe (70%).

En l’état actuel des choses, 60% des Français pensent que la France ne parviendra pas à réduire drastiquement ses émissions de carbone d’ici 2050.

 

Un soutien fort à plusieurs solutions potentielles pour lutter contre le changement climatique

Preuve de leur volonté d’accélérer la lutte contre le changement climatique, les citoyens français accueillent plusieurs mesures « vertes » plus favorablement que les autres Européens :

  • 92% sont favorables à l’imposition d’une garantie d’un minimum de 5 ans pour tout produit électrique ou électronique ; 71% y sont tout à fait favorables (63% pour la moyenne européenne)
  • 91 % sont favorables au renforcement de l’éducation et à la sensibilisation des enfants à la consommation durable ; 62 % y sont tout à fait favorables (comme la moyenne européenne).
  • 88% sont favorables au remplacement des vols courts courriers par des trains rapides et peu polluants, en collaboration avec les pays voisins ; 57% y sont tout à fait favorables (50% pour la moyenne européenne)
  • 70% sont favorables à une taxe sur les produits et services qui contribuent le plus au réchauffement de la planète ; 35% y sont totalement favorables (29% pour la moyenne européenne)