La Cour des Comptes publie aujourd’hui son rapport d’évaluation sur le RSA. Ces travaux combinent plusieurs approches, dont cette enquête menée par BVA auprès d’allocataires et d’anciens allocataires du RSA dont voici les principaux résultats. 

 

Le RSA satisfait globalement ses bénéficiaires

84% de ses bénéficiaires se déclarent satisfaits à titre personnel du fonctionnement du RSA, dont 34% « tout à fait ».

 

Un dispositif qui agit bien comme un filet de sécurité pour éviter de tomber dans la pauvreté

Un dispositif reconnu par 78% de ses bénéficiaires comme apportant un revenu minimum leur évitant de tomber dans la pauvreté. 61% sont également satisfaits du montant touché et 74% de sa régularité.

Au-delà, des bénéfices psychologiques non négligeables : grâce au RSA, 73% des allocataires se sont sentis réellement soutenus, 61% ont repris confiance en eux et se sont sentis moins insolés.

 

Une satisfaction à l’égard de l’accompagnement d’autant plus élevée que le bénéficiaire est étroitement suivi

Le référent apparaît comme un point d’ancrage clé. 84% des allocataires ayant un référent sont satisfaits de son suivi et de son soutien. Globalement, la satisfaction détaillée des allocataires sur les dimensions du RSA est plus élevée lorsqu’ils ont un référent.

Un parcours et un schéma organisationnel qui manquent de clarté : alors qu’une grande majorité des bénéficiaires sont en théorie orientés (selon enquête DREES), seuls deux tiers déclarent ici avoir reçu un courrier leur demandant de se présenter au premier rendez-vous individuel. De même, la nature de l’organisme accompagnant les bénéficiaires fait parfois l’objet de confusions.

 

Un rôle de tremplin vers l’insertion et l’emploi moins évident

Des propositions d’offres de formation et d’emploi jugées trop rares : 38% des allocataires sont satisfaits des offres d’emploi proposées et 25% seulement ont bénéficié de formations depuis leur entrée dans le dispositif.

Des bénéficiaires qui avec le recul ne se sont pas toujours sentis engagés par le contrat signé : 56% seulement des anciens allocataires trouvent que le document contenant leurs droits et devoirs les a vraiment engagés à faire ce qui était demandé.

Un dispositif qui ne permet le retour à l’emploi qu’à une minorité de bénéficiaires : le fait de bénéficier du RSA a permis à seulement 29% d’entre eux de trouver un travail en intérim ou en CDD et à 21% en CDI.

 

Pour accéder à l’ensemble de l’évaluation, cliquez ici.