Depuis 2018, la notoriété de la loi sur la fin de vie reste stable

Une majorité de Français de 50 ans et plus (59% en 2021 contre 59% en 2019) connaît l’existence de la loi sur la fin de vie. Une faible proportion d’entre eux peut citer son nom (12% en 2021 et en 2019) et il reste encore plus d’un tiers des Français de plus de 50 ans (41% en 2021 et 2019) ne connaissant pas cette législation.

Si la connaissance de la loi ne progresse pas, la connaissance des dispositifs est en revanche plus élevée et porte pour partie sa notoriété (79% connaissent au moins un dispositif de la loi).

Les différents dispositifs de fin de vie sont connus par la majorité des Français de 50 ans et plus

En tête de notoriété se place le rôle de la personne de confiance, connue par une large majorité de Français de 50 ans et plus (72%), suivi par la sédation profonde et continue jusqu’au décès (53%) et enfin la rédaction des directives anticipées connue par 48% d’entre eux.

La rédaction des directives anticipée est en croissance de 5 points, malgré la persistance de freins

2 Français sur 10 de 50 ans et plus ont déjà rédigé leurs directives anticipées (18%, +5 points par rapport à 2019), plus forte progression depuis la loi de 2016. Cependant une majorité ne souhaite pas les rédiger (54%).

Pour les Français de 50 ans et plus, la meilleure manière de transmettre leurs volontés se fait à l’oral (61%), à travers des discussions, notamment avec leurs proches (57%) ou alors par l’intermédiaire d’une autre forme d’écrit (26%).

La personne de confiance se positionne comme un dispositif connu et adopté

8 Français sur 10 de 50 ans et plus connaissent le rôle de la personne de confiance et parmi eux une grande majorité l’ont déjà désigné ou envisage de le faire (73%).

Les professionnels de santé sont peu présents dans la transmission d’informations

La quasi-totalité des personnes interrogées (91%) n’a pas reçu d’informations de la part de leur médecin traitant sur les droits et dispositifs de fin de vie, pourtant parmi eux ils sont un tiers (31%) exprimant le souhait d’en avoir. La transmission d’informations par les médecins spécialistes ou autre professionnels de santé (ou paramédical) est elle aussi marginale (respectivement 6% et 3%).