Les salariés français estiment assez largement que leur travail est bénéfique et utile pour la société

9 salariés sur 10 jugent que la contribution de leur travail à la société est bénéfique et 9% estiment qu’elle est néfaste. A noter, les salariés de la fonction publique (96%) et des TPE (98%) sont plus nombreux à juger que la contribution de leur travail à la société est bénéfique.

Les salariés sont aussi nombreux à penser que leur travail est utile et a un intérêt pour la société (86% dont 40% oui tout à fait), ils sont en revanche moins nombreux à penser que leur travail est épanouissant (61%). 4 salariés sur 10 éprouvent de la fierté quand ils expliquent en quoi consiste leur métier pour la première fois (38%), un salarié sur deux indique être ni fier ni embarrassé (52%) et 8% déclarent être embarrassés.

 

Pour autant, les salariés français sont régulièrement confrontés à des tâches vides de sens

¾ des salariés pensent parfois que les tâches qu’ils réalisent sont inutiles (78%)  ou qu’autour d’eux certaines fonctions sont inutiles pour la réalisation de leur mission bien qu’elles existent (73%).  Près des 2/3 pensent que leur travail consiste parfois à résoudre des problèmes qui n’existent pas (64%) et la moitié estime que leur seul rôle consiste parfois à mettre en valeur leur supérieur hiérarchique ou un client (51%). Plus d’un tiers des salariés pense même que parfois les tâches qu’ils réalisent peuvent être nuisibles (36%). Enfin, les salariés français admettent largement l’idée que de nombreux métiers très utiles sont sous payés (95%).

 

Plus d’un salarié sur 10 pense que son métier est un bullshit job

61% des salariés déclarent connaitre des métiers qui leur semble être des bullshits jobs. Les hommes (70%), les salariés qui appartiennent aux catégories socio-professionnelles supérieures (70%), ceux qui travaillent dans le secteur publique (65%), dans l’industrie (74%) et dans les entreprises de plus de 1000 salariés (67%) sont plus nombreux à déclarer connaitre des bullshit jobs. Enfin, 12% des salariés affirment que leur propre métier est un bullshit job, avec les impacts que cela peut induire en termes de stress, perte de sens, ou même « brown out » (démission intérieure).