A l’occasion du premier « Nexans Climate Days », organisé mardi 22 septembre à Paris, BVA a réalisé une enquête pour connaître les efforts financiers que les Français seraient prêts à consentir pour la transition écologique.

RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE : LA CRISE SANITAIRE N’A PAS AFFECTÉ LA VOLONTÉ D’AGIR…

Deux Français sur cinq estiment que, dans le contexte actuel de crise sanitaire, la lutte contre le changement climatique est devenue encore plus prioritaire (39%). Cette proportion est deux fois supérieure à celle des Français jugeant que cette lutte est aujourd’hui moins prioritaire (20%). 41% pensent qu’elle n’est ni plus ni moins prioritaire. Les plus nombreux à penser que cette lutte est devenue plus prioritaire sont les jeunes (47% des moins de 35 ans) et les femmes (42%). Au contraire, les 65 ans et plus sont une minorité à le penser (25%) mais cela ne signifie pas qu’ils jugent le sujet désormais secondaire. Plus simplement, ils sont une petite majorité à estimer que la lutte contre le réchauffement climatique n’est rendue ni plus ni moins prioritaire par le contexte (54%).

… MEME SI LE PASSAGE A L’ACTE RESTE PARFOIS DIFFICILE

Malgré cette prise de conscience toujours croissante du problème environnemental, 64% des personnes interrogées ne se disent pas aujourd’hui prêtes à une baisse de leurs revenus disponibles pour lutter contre le réchauffement climatique. Il faut toutefois noter qu’un tiers des Français interrogés sont prêts à l’envisager : 4% seraient ouverts à une baisse d’au moins 5% de ceux-ci, 15% envisagent une baisse entre 1% et 5% et une proportion équivalente à une baisse de moins de 1%. Les plus enclins à consentir à une baisse de leurs revenus disponibles sont les cadres (52%) et les jeunes (47% des moins de 35 ans) tandis que les plus réticents sont les employés et ouvriers (25%) ainsi que les habitants de communes rurales (27%).

FACE AU RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE, LES FRANÇAIS PLÉBISCITENT LES ÉNERGIES RENOUVELABLES

Un autre levier de lutte contre le réchauffement climatique dispose logiquement plus largement des faveurs des Français : il s’agit des énergies renouvelables. Les répondants sont ainsi 85% à être pour l’installation de champs de panneaux solaires en France et 78% favorables à celle d’éoliennes au large des côtes françaises. Dans une moindre mesure, les deux-tiers d’entre eux sont également pour l’installation d’éoliennes dans les terres en France (66%).

LA TRANSITION VERS LES VOITURES ÉLECTRIQUES PARTAGE LES FRANÇAIS QUI SOUS-ESTIMENT LE NOMBRE DE BORNES DE RECHARGES DISPONIBLES SUR LE TERRITOIRE NATIONAL

Si la moitié des propriétaires actuels de voiture n’envisage en aucun cas leur remplacement par un véhicule électrique, cette alternative est malgré tout envisagée par une proportion égale de Français.

17% déclarent ainsi qu’ils le feront probablement (c’est « certain » pour 4% d’entre eux et « il y a de grandes chances » pour 13%). Une telle hypothèse est également jugée « possible » par 33% des Français. L’âge joue sur cette problématique car les plus jeunes y sont plus ouverts (26% des moins de 35 ans déclarent qu’il y a au moins de grandes chances qu’ils remplacent leur voiture par un modèle électrique) quand les plus âgés sont souvent plus fermés à l’idée (54% d’entre eux l’écartent). En outre, les cadres sont les plus nombreux à envisager « probablement » un remplacement par une voiture électrique (26%). Au contraire, les ruraux sont les plus réticents (51% qui n’envisagent pas une telle transition), peut-être en raison d’un moindre accès supposé à des bornes de recharge.

Cette forme de tiédeur d’une partie de la population envers les voitures électriques peut s’expliquer en partie par le fait que le nombre de bornes de recharges disponibles pour voitures électriques en France est largement sous-estimé. Ainsi, 91% des Français pensent à tort que moins de 20 000 bornes sont à disposition en France (alors que près de 30 000 sont actuellement déjà ouvertes au public).