Les Français très partagés sur le récépissé de contrôle d’identité : 48% y sont favorables, 50% défavorables

  • 48% des Français se déclarent favorables à la mise en place de la délivrance d’un récépissé par la police lorsqu’elle effectue un contrôle d’identité contre 50% qui y sont défavorables (2% ne se sont pas prononcés). Si l’opinion nationale apparaît très partagée, il est important de souligner que les résultats sont très clivés selon les positions politiques. Si 70% des sympathisants de la gauche se déclarent favorables au récépissé de contrôle d’identité, ils ne sont que 39% chez les sympathisants de la droite et 23% chez ceux du FN.

Les raisons des incidents : la volonté de casser et les mauvaises relations entre les jeunes et la police

  • Pour 44% des Français, c’est la volonté de casser pour casser qui explique les récents incidents en banlieue alors que pour 36% d’entre eux, ces incidents trouvent leur origine dans les mauvaises relations entre les jeunes et la police. Ces explications sont très différentes selon les positions politiques, 52% des sympathisants de la droite mettent en avant la volonté de casser pour casser (28% des sympathisants de la gauche) et 56% des sympathisants de la gauche abordent les mauvaises relations entre les jeunes et la police (27% de ceux de la droite).

Pour 9 Français sur 10, les pouvoirs publics n’ont pas pris de mesures significatives depuis les émeutes de 2005

  • Alors que les dernières semaines ont été marquées par un débat sur la prise en compte des quartiers populaires, les Français semblent reconnaître un net délaissement de la part des pouvoirs publics. Pour 89% d’entre eux, depuis 2005, les pouvoirs publics n’ont pas pris de mesures significatives.

Pour limiter les incidents, des attentes d’amélioration de la situation économique et sociale et de développement de la police de proximité

  • Pour éviter que de tels incidents ne se reproduisent, les Français ont cité en premier lieu la nécessité de développer la police de proximité (53%) et d’améliorer la situation économique et sociale (51%, et 66% chez les sympathisants de la gauche).