Le mouvement de contestation de la réforme du code du Travail est soutenu par 1 Français sur 2

50% des Français déclarent approuver le mouvement de mobilisation contre la réforme gouvernementale du code du Travail. Ce niveau de soutien par un Français sur deux est comparable à celui mesuré à l’égard des nombreuses actions de mobilisations menées au 1er semestre 2016 contre la loi El Khomri qui avait oscillé entre un maximum de 56% de soutien en mars et en avril 2016 au plus fort de la mobilisation et un minimum de 45% de soutien en juin 2016, une fois la loi adoptée à l’Assemblée nationale et alors que des débordements avaient émaillé certaines manifestations.

En comparaison à nos mesures réalisées pour d’autres mobilisations sociales, ce soutien est plutôt limité.
 En février 2016, 84% des Français déclaraient qu’ils approuvaient le mouvement de protestation des agriculteurs (sondage BVA pour Orange et iTELE) et autour de 7 Français sur 10 environ (69%) soutenaient les grèves et manifestations de 2010 contre la réforme des retraites (sondage BVA pour Canal+, octobre 2010). Le soutien était également plus fort en ce qui concerne les mobilisations de 2006 contre le CPE : 65% des Français estimaient justifié le mouvement des syndicats de salariés, étudiants et lycéens appelant à la mobilisation contre le Contrat Première Embauche (CPE) (sondage BVA pour BFM-Les Echos-Aviva, mars 2006).

Un projet mieux perçu que la loi El Khomri

58% des Français considèrent que la réforme du code du Travail souhaitée par le Gouvernement peut permettre d’améliorer la compétitivité de la France. Les Français étaient plus réservés à l’égard de l’avant projet de loi El Khomri : en février 2016, uniquement 41% des Français jugeaient que la réforme gouvernementale permettrait d’améliorer la compétitivité de la France (sondage BVA pour Orange et iTELE) soit 17 points de moins. 45% des Français jugent que la réforme actuelle peut permettre de lutter contre le chômage soit 15 points de plus que lors de notre mesure de février 2016. En revanche, les opinions sont plus réservées en ce qui concerne l’impact la réforme pour les salariés : seuls 24% des Français pensent qu’elle permettrait d’améliorer leurs conditions de travail (+9 points en comparaison à février 2016).

Les Français restent favorables à une réforme du code du Travail…mais leur proportion se réduit (59%, -4pts en comparaison à juillet)

59% des Français se déclarent favorables à ce que l’on réforme le code du Travail. En juillet 2017, la part de Français favorables à la réforme du code du travail était de 63% et surtout, en février 2016, avant les nombreuses actions de contestations de la loi El Khomri, ils étaient 78% à considérer qu’il était important de réformer le code du travail.

Des opinions également moins positives à l’égard des mesures prévues par la réforme

Caractéristique d’un durcissement du débat sur la réforme, le niveau de soutien des mesures envisagées s’effrite en ce qui concerne l’ouverture de la consultation directe des salariés (74% de favorables, -4pts depuis juillet), la fusion du comité d’entreprise avec les délégués du personnel et du CHSCT (64%, -5pts) voire les « CDI de projet » (45%,-1pt). Mesure plus clivante, le plafonnement des indemnités prudhommales voit le niveau de soutien à son égard régresser à un niveau bas (39% de favorables, -4pts).