Une grande soif de renouveau politique persiste chez les Français : 59% souhaitent une réforme en profondeur des institutions politiques françaises (Assemblée nationale, Sénat, Présidence de la république,…)

  • Sur le plan politique, la volonté de réforme en profondeur des institutions s’exprime en particulier en dehors des partis traditionnellement majoritaires sous la Vème République. 57% des sympathisants de la France Insoumise et 78% des sympathisants du Front National s’y déclarent favorables, tout comme 56% des sympathisants de La République en marche !. A l’inverse, le souhait de réforme en profondeur des institutions est minoritaire chez les sympathisants du Parti socialiste (44%) et ceux des Républicains (47%).
  • Sur un plan historique, signe que l’élection d’Emmanuel Macron a pu répondre dans une certaine mesure à la soif de renouvellement institutionnel des Français, la part d’individus souhaitant une réforme en profondeur des institutions régresse de 5 points en comparaison à juin 2016 (64%, sondage POP2017).

Des projets présidentiels consensuels : l’interdiction du cumul de trois mandats identiques (84% de favorables), la réduction du nombre de parlementaires (86%), le regroupement des scrutins locaux en 2021 (69%) mais des opinions plus clivées quant à l’élection de députés européens sur des listes transnationales (52% de favorables)

Au-delà des projets présidentiels, des Français très favorables à des réformes qui offriraient une représentation plus fidèle de la société : introduction de la proportionnelle aux législatives (72%), création du « référendum-veto » (71%), droit de vote obligatoire (61%)

  • Généralement lésés par le scrutin majoritaire, les sympathisants de la France Insoumise (84%) et du Front National (92%) expriment le plus fort soutien à la possibilité d’adopter la proportionnelle aux élections législatives.
  • L’introduction d’un « référendum-veto » d’initiative citoyenne recueille notamment un fort soutien des sympathisants de la France Insoumise (85%), des jeunes (82% chez les 18-34 ans), des sympathisants du Front National (81%) ou encore des ouvriers et des employés (79%).
  • Les plus réservés vis-à-vis de la possibilité de rendre le vote obligatoire aux élections locales et nationales sont les sympathisants de la gauche (55%) et les interviewés ne déclarant aucune proximité partisane (47%). Les abstentionnistes du second tour de l’élection présidentielle de 2017 se montrent particulièrement rétifs à cette éventualité : 70% y sont opposés.

Le droit de vote des étrangers non-communautaires : un projet peu soutenu (45% de favorables)…et très clivant.

  • 45% s’y déclarent favorables contre 61% en novembre 2011 (sondage BVA pour Le Parisien).
  • Le clivage gauche-droite demeure une clef pertinente d’analyse des opinions sur cette question : seuls 12% des sympathisants du Front National y sont favorables tout comme seulement 14% des sympathisants LR alors qu’à l’inverse, 74% des sympathisants de la France Insoumise, 77% des sympathisants socialistes et 60% des sympathisants LREM soutiennent cette possibilité.