A l’occasion de la Journée Mondiale de la Santé ce samedi, BVA et la Fondation April ont souhaité s’intéresser à la problématique du renoncement aux soins.

 

Un accès aux soins difficile pour une partie des Français

Près d’un tiers des Français estiment qu’il est difficile d’avoir accès à des soins médicaux et à des professionnels de santé (34%).

Un renoncement aux soins qui concerne une large majorité de Français, en particulier du fait de délais d’attente trop longs

Plus de 7 Français sur 10 ont renoncé au moins une fois à se soigner, quelle que soit la raison : une problématique plus fréquente parmi les jeunes, les étudiants et les salariés de petites entreprises.

Si certains Français ont fait l’impasse sur des soins ou consultations, c’est avant tout du fait de délais d’attente trop longs pour obtenir un rendez-vous (51%), puis de l’impossibilité de trouver un médecin en dehors des horaires standards (39%) ou du fait du refus de prendre de nouveaux patients (38%). Les ruraux sont particulièrement touchés par ces difficultés.

Un tiers des Français déclarent avoir déjà renoncé à se soigner par manque de moyens financiers (33%), une raison qui concerne notamment les jeunes (30%) et les personnes qui n’ont pas de complémentaire santé (46%). Il demeure également des inégalités entre entreprises sur ce sujet, les salariés d’entreprises de 50 à 249 salariés apparaissant moins bien couverts.

Face à la difficulté rencontrée, plus des deux tiers des Français concernés ont abandonné l’idée de s’adresser à un professionnel de santé (68%). 51% d’entre eux ont renoncé à se soigner et 27% ont pratiqué l’automédication (notamment les 18-24 ans : 45%).

Le dentiste et le médecin généraliste, principaux professionnels de santé que les Français renoncent à consulter

Interrogés sur les professionnels de santé ou les soins auxquels ils ont renoncé, les Français citent avant tout le dentiste (31%) et le médecin généraliste (31%), devant les prothèses dentaires (28%) et les équipements optiques (25%).

• Des résultats particulièrement significatifs chez les étudiants, 49% d’entre eux ont renoncé à une consultation chez le médecin généraliste (18 points de plus que la moyenne).

 

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