Milestone Systems et BVA ont réalisé une étude auprès des Français sur la manière dont ils perçoivent les villes de demain et l’usage des nouvelles technologies.

Le développement durable et la sécurité sont les deux principales priorités des Français pour les villes de demain

Quand on les interroge sur la manière dont les villes vont évoluer à l’avenir, plus de la moitié des Français estiment qu’elles doivent être avant tout plus vertes et plus durables (55%) mais également plus sûres (51%) : deux thématiques qui font écho aux préoccupations grandissantes des Français sur ces sujets en général.

De l’insécurité ressentie par près de la moitié des Français et une adhésion majoritaire à la vidéo-surveillance

Faisant écho à la volonté d’avoir des villes plus sûres, près de la moitié des Français (44%) déclarent se sentir en insécurité là où ils habitent.

Dans ce contexte, les Français apparaissent très ouverts aux solutions proposées par les caméras de surveillance. Si ces dernières étaient installées dans leur commune, cela permettrait selon eux de rassurer les habitants (80%) et de lutter efficacement contre l’insécurité (70%).

Logiquement, une grande majorité de Français se déclarent donc favorables à l’installation de caméras de vidéo-surveillance si leur commune le proposait (74%), les 65 ans et plus étant encore plus convaincus (84%) ainsi que ceux exprimant un sentiment d’insécurité régulier (78%).

Pour autant, les Français expriment de l’inquiétude sur l’utilisation de leurs données personnelles

Le recours aux nouvelles technologies dans la ville de demain apparait a priori comme une opportunité pour la moitié des Français (45%) et particulièrement les 65 ans et plus (53%). Seule une minorité (17%) estime que les nouvelles technologies constituent une menace. La balance est donc favorable aux nouvelles technologies de la part des habitants quand ils se projettent dans la ville de demain.

Ils sont d’ailleurs une large majorité (68%) à se sentir à l’aise avec l’utilisation de la technologie vidéo et des capteurs dans les espaces publics pour des raisons de mobilité et de sécurité (par exemple, contrôle de la qualité de l’air, gestion du trafic, surveillance des signes d’affluence, etc.)

Néanmoins, une importante réticence est constatée sur la collecte de leurs données personnelles quand on aborde le sujet frontalement : seul un quart y serait favorable si leur commune le proposait en échange de services personnalisés (26%). Si globalement les Français se montrent ouverts aux nouvelles technologies, ils semblent plus inquiets quand on évoque explicitement la collecte de données personnelles, sans doute car ils redoutent l’utilisation qui pourrait en être faite.

Ainsi, seul un Français sur trois fait confiance à l’Etat au sujet de l’utilisation de leurs données personnelles (33%), la confiance étant encore plus limitée concernant les entreprises privées (19%) et les GAFAM (14%). Les résultats sont meilleurs mais néanmoins minoritaires à propos des collectivités locales (43%).

Une attente de transparence et de communication sur le sujet pour les rassurer

Cette confiance pourrait s’améliorer et rendre les Français plus à l’aise si la manière dont sont stockées et utilisées les données personnelles se faisait de manière transparente (52%) et si une communication plus claire sur les bénéfices de ces installations était effectuée (39%).

Des éléments plus importants à leurs yeux qu’une réglementation plus stricte ou une signalisation plus claire de ces dispositifs (27% de citations).