À l’occasion des rencontres notariales de maillot
Les Français et les placements financiers

Pour les Français, l’immobilier est le placement le plus sûr

  • Seuls 9% des Français déclarent ne posséder aucun patrimoine. Les Français possèdent principalement des produits d’épargne et des biens immobiliers. 63% des Français déclarent posséder un livret d’épargne, 54% leur logement principal et 34% un produit d’épargne logement. Cependant, en terme de confiance, les biens immobiliers devancent largement les produits d’épargne. L’immobilier est considéré comme le placement le plus sûr pour 67% des Français, contre respectivement 11 et 10% pour le livret d’épargne et les contrats d’assurance vie. La catégorie socioprofessionnelle est un élément déterminant de la confiance accordée par les individus à un placement. En effet, si c’est parmi les professions libérales et les cadres du privé que l’immobilier est jugé comme le patrimoine le plus sûr ( 86% contre 63% des employés et ouvriers), les contrats d’assurance vie et les livrets d’épargne sont plus souvent cités par les employés et ouvriers que par les cadres et professions libérales (respectivement 13 et 12% contre 6 et 2%). La proximité partisane influe sur le sentiment de sûreté que confèrent les individus aux placements. Ainsi, alors que 76% des sympathisants de la droite estiment que l’immobilier est le patrimoine le plus sûr, ce sentiment ne concerne que 67% des sympathisants de la gauche. A l’inverse, le livret d’épargne est jugé plus sûr à gauche qu’à droite (12% contre 7%).
  • Seule une faible part de la population considère un objet d’art, une entreprise, un commerce, un bijou, de l’or, un porte-feuille d’actions ou de SICAV comme étant le placement le plus sûr. L’immobilier est attractif grâce aux avantages matériels qu’il apporte. Bien que 33% des Français déclarent y accorder une place importante dans le choix de leurs placements financiers, les avantages fiscaux ne semblent pas être un critère de première importance pour près de 50% des Français. En ce qui concerne l’immobilier, seuls 10% des Français affirment pouvoir être poussés à investir dans l’immobilier par les avantages fiscaux. L’immobilier est un placement qui attire par la sécurité matérielle qu’il apporte. En effet, le fait de ne pas avoir à payer de loyer, la sécurité du placement et la garantie d’un logement pour la retraite sont les trois principales raisons pouvant conduire à effectuer un tel placement. Ces raisons pèsent plus dans le choix des employés et des ouvriers que dans celui des cadres du privé et des professions libérales, tandis qu’à l’inverse les avantages fiscaux et les plus-values que l’on peut tirer de ces placements sont davantage pris en compte par les cadres et professions libérales que par les employés et ouvriers.

Les Français et les droits de successions

Les Français souhaitent des abattements plus élevés

Les abattements actuels jugés trop faibles…

  • Excepté les abattements de droit de succession envers les neveux et nièces, envers les concubins non pacsé et envers les parents éloignés, les Français jugeant ces abattement «pas assez élevés» sont plus nombreux que ceux les trouvant suffisant ou trop élevé. Cela vaut pour les abattements en faveur des enfants (53%), en faveur des petits enfants (51%), en faveur des conjoints mariés (46%), en faveur des frères et des soeurs (40%) et en faveur des partenaires d’un pacs (36%). Ce jugement est plus encore émis au sein des catégories sociales les plus privilégiés et au sein des sympathisants de la droite parlementaire.

… Surtout à droite et au sein des catégories sociales privilégiées

  • Les cadres, les personnes ayant un revenu supérieur à 3500 euros et les sympathisants de droite sont plus nombreux à trouver que les abattements sur les droits de succession ne sont pas assez élevés, que les employés et les ouvriers, les personnes gagnant moins de 1500 euros et les sympathisants de gauche. Par exemple, concernant les abattements en faveur des petits enfants, les cadres sont 60% à juger qu’ils ne sont pas assez élevés (contre 50% des ouvriers), les sympathisants de droite sont 61% à faire de même (contre 48% de ceux de gauche) et les personnes ayant un revenu supérieur à 3500 euros sont 61,5% à le penser également (contre 49,5% de celles ayant un revenu inférieur à 1500 euros).

… sauf en ce qui concerne les abattements en faveur des partenaires d’un PACS

  • Contrairement à ce que l’on observe pour les autres abattements, celui en faveur des partenaires d’un PACS est davantage jugé «trop peu élevé» par les sympathisants de gauche (41%) que par ceux de droite (33%), l’opposition au PACS étant plus grande à droite qu’à gauche. Mais au-delà de ces exceptions et de ces quelques nuances, les Français estiment très largement ces abattements trop bas. C’est donc logiquement qu’ils souhaitent les voir augmenter.

… les Français souhaitent les voir augmenter, mais sans pour autant les voir dépasser 100 000 euros

  • Excepté les abattements envers les conjoints mariés et les partenaires d’un PACS, pour lesquels les Français sont plus nombreux à souhaiter qu’ils dépassent les 100000 euros, les Français sont nettement plus nombreux à préférer voir ces abattements, certes augmenter, mais sans pour autant les voir atteindre 100000 euros. Les Français souhaitent donc voir augmenter les abattements sur les droits de succession. Parallèlement, ils souhaitent aussi voir faciliter les donations. Les Français souhaitent voir faciliter les donations.

Les Français favorables à l’encouragement des donations…

  • À une très large majorité (90%, contre seulement 8%), les Français trouvent qu’il est une bonne chose d’encourager les donations.

… Les cadres plus encore

  • Les cadres se montrent encore plus favorables à ces donations (92%), alors que les ouvriers et les employés le sont un peu moins (86%).

… Y compris les donations de son vivant…

  • L’encouragement aux dons de son vivant, est aussi approuvé par 83% des Français, contre seulement 12% voyant ici le risque pour les donateurs, de se voir déposséder de leur vivant.

… Même si cela est un peu moins le cas des plus jeunes et des plus âgés

  • Les moins de 25 ans (17%) et les plus de 65 ans (16%) sont en effet un peu plus nombreux à considérer les donations de son vivant comme étant plutôt une mauvaise chose. Toutefois, même au sein de ces catégories, une très large majorité de Français se montre très favorable aux donations, y compris à celles faites de son vivant.

…Mais les Français sont peut informés de la loi allant dans ce sens

  • Seuls 16% des Français (contre 81%) disent avoir entendu parler de la loi encourageant précisément ce type de donations.

…même si les plus de 65 ans, les possesseurs de biens immobiliers de rapport et les sympathisants de droite le sont davantage

  • Les plus de 65 ans ( 26%) et les personnes ayant des biens immobiliers de rapport (31%), sans doute parce qu’ils se sentent davantage concernés, sont un peu plus nombreux à avoir entendu parler de cette loi, tout comme les sympathisants de la droite parlementaire ( 26%, contre 14% de ceux de gauche).

Les Français et les impôts

Le niveau des impôts jugé supérieur aux autre pays européens et facteur de départ des Français à l’étranger

  • D’une manière générale, les Français pensent que le niveau d’impôt en France est plutôt plus élevé que ceux des autres pays européens. Ceci est particulièrement vrai à propos de la TVA (67%), les taxes et cotisations sur les salaires (62%), les impôts locaux (56%) et l’impôt sur le revenu (55%). Par ailleurs, il convient de noter que le taux de personne déclarant ne pas savoir est sur cette question très important, et même majoritaire à propos des impôts sur les successions, de l’impôt sur les plusvalues et de l’ISF. La perception du niveau de l’impôt en France par rapport aux autres pays européens est essentiellement corrélée à la catégorie socioprofessionnelle des individus et à leur niveau d’étude. Les écarts les plus significatifs concernent les impôts locaux (65% des employés et ouvriers contre 39 des cadres du privé et les professions libérales) et la TVA (73% contre 54%).
  • Certains impôts font apparaître des clivages partisans. L’impôt sur les plus-values est le plus significatif à cet égard (46% des sympathisants de la droite estiment que son niveau en France est plutôt supérieur à ceux des autres pays européens, contre 31% des sympathisants de la gauche). Les taxes et les cotisations sur les salaires ainsi que l’ISF divisent eux aussi l’opinion selon la proximité partisane mais de manière moins significative. La proximité d’une frontière joue uniquement un rôle sur la perception qu’ont les Français du niveau des impôts sur les successions. Le fait d’habiter près d’une frontière fait percevoir le niveau de l’impôt sur les successions comme plus élevé que celui des autres pays européens. Par ailleurs, les Français estiment massivement que le niveau des impôts et des taxes en France est un facteur déterminant de départ des Français à l’étranger (60% contre 37%). Cette idée est particulièrement présente chez les jeunes (66% des personnes âgées de 25 à 34 ans) et chez les sympathisants de droite (63% contre 56% des sympathisants de gauche).
  • Il existe une corrélation très nette entre le nombre d’individus concernés par un impôt et le fait que les Français souhaitent le voir diminuer. En effet, s’il était possible de baisser un impôt ou une taxe, les Français souhaiteraient majoritairement voir la TVA diminuer (41%), puis les impôts locaux (21%), l’impôt sur le revenu (19%) et les taxes et cotisations sur les salaires (13%). A peine 4% des Français souhaiteraient en priorité une baisse concernant les impôts sur les successions et 1% concernant l’ISF et l’impôt sur les plus-values. De manière générale, les Français estiment que la résidence principale (77%), l’assurance vie (72%), les biens professionnels (58%), les bois et forêts (57%), les biens immobiliers en général (48%) et les monuments historiques (44%), ne devraient pas être soumis à l’ISF. A l’inverse, une majorité de Français estiment que les œuvres d’art (68%) et les biens mobiliers (51%) devraient être soumis à l’ISF.
  • Pour chacun de ces biens, il est notable que ce sont les plus diplômés et les personnes ayant un revenu élevés qui estiment le plus qu’ils devraient être soumis à l’ISF. Les Français et le patrimoine de l’entreprise Si une majorité de Français pensent que ce serait plutôt une bonne chose que les entreprises familiales ne soient pas assujetties aux droits de donation ou de succession (60% contre 23), à l’inverse une majorité de Français estiment que ce serait plutôt une mauvaise chose concernant les entreprises cotées en bourse (35 contre 39%).

Département BVA Opinion

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