À quelques jours du premier tour des élections législatives, BVA et Salesforce, en partenariat avec la Presse Régionale et Orange, publient une grande enquête réalisée auprès de plus de 5000 Français. Rapport de force national, enjeux du scrutin, motivations des électeurs, volonté de donner une majorité au président de la République… Nous faisons le point sur tous ces sujets.

Une participation qui pourrait s’avérer plus importante qu’en 2012

  • Notre indice fait état d’une participation dimanche prochain autour de 59%. Alors que la participation électorale lors des présidentielles est orientée à la baisse depuis 2007, cette tendance qui s’observait également pour les législatives pourrait ne pas se confirmer, dans un contexte électoral inédit.

Un rapport de force national très favorable à la majorité présidentielle

  • Les candidats La République en Marche / MoDem apparaissent très nettement favoris pour le 1er Ils sont crédités de 30% des intentions de vote au niveau national. Une extrapolation des résultats conduirait à un schéma dans lequel ils obtiendraient la majorité absolue à l’Assemblée nationale.
  • Les candidats Les Républicains / UDI sont quant à eux crédités de 20% des suffrages exprimés. Ils devancent les candidats Front national, qui obtiendraient 18% des voix, un résultat qui reflète un léger repli de cette force politique depuis le 1er tour de l’élection présidentielle.
  • Les candidats de la France Insoumise ne devraient pas réussir à marcher dans les pas de leur leader : ils ne sont crédités que de 12,5% des suffrages exprimés au niveau national. Enfin, les candidats PS/PRG pourraient être éliminés massivement dès le premier tour : ils n’obtiendraient que 8% des voix au global au 1er
  • Ce rapport de force est susceptible d’évoluer d’ici à dimanche, sachant que 32% des électeurs déclarent encore pouvoir changer d’avis.

Un vote étroitement lié aux débuts du quinquennat

  • Les Français placent clairement ces élections dans un contexte politique national. Davantage que pour le programme qu’il défend (item cité par 33% des électeurs), sa connaissance de leur territoire (13%) ou sa personnalité (6%), près d’un électeur sur deux fera son choix de vote en faveur d’un candidat en fonction de son étiquette politique pour peser sur la composition de l’Assemblée nationale (47%). Plus d’un électeur sur deux (53%) déclare également que, pour faire son choix, il tiendra compte avant tout de son opinion sur la politique menée par Emmanuel Macron et son gouvernement.

Une volonté claire de donner une majorité à Emmanuel Macron…

  • 60% des Français souhaitent qu’à l’issue des élections législatives, le président de la République dispose d’une majorité parlementaire. Dans le détail, si 30% des Français souhaitent qu’Emmanuel Macron puisse s’appuyer sur une majorité absolue, une proportion équivalente (30%) préférerait qu’il obtienne une majorité relative.
  • Les Français sont encore plus nombreux à pronostiquer une majorité présidentielle à l’issue des législatives (75%), même si là aussi, ils se montrent prudents : si 27% des sondés pensent qu’Emmanuel Macron disposera de la majorité absolue, 48% estiment qu’il obtiendra une majorité relative.

… portée par des débuts jugés prometteurs

  • Cette volonté de donner une majorité présidentielle à Emmanuel Macron est nourrie par le jugement porté par les Français sur le début du quinquennat : plus de deux Français sur trois (68%) se déclarent pour le moment satisfaits des débuts d’Emmanuel Macron en tant que président de la République.

Moins d’un Français sur deux connaît le nom de son député actuel

  • Alors que les élections législatives mobilisent beaucoup moins, traditionnellement, que l’élection présidentielle ou les municipales, plus « incarnées », 46% des Français seulement déclarent connaître le nom de leur député actuel, ce qui peut tempérer l’avantage traditionnellement conféré aux députés sortants se représentant. Plus d’un sondé sur deux avoue à l’inverse ne pas connaître  le nom de son député (53%).