A l’occasion de la sortie de son livret « Aider les proches aidants », la Fondation Arc s’est intéressée avec BVA aux aidants qui accompagnent les personnes atteintes de cancer. Ce sont ces dernières qui témoignent ici du rôle clé que jouent leurs proches aidants dans la lutte contre la maladie.

 

Les proches, 1er soutien pour faire face au cancer aux côtés des soignants

  • Les personnes ayant ou ayant eu un cancer au cours des dix dernières années citent, parmi leurs principaux soutiens tout au long de leur maladie, les proches familiaux (72%), devant l’équipe hospitalière (médecin, infirmiers) (61%). L’alliance de l’accompagnement médical et de l’accompagnement non professionnel semble donc clé pour faire face à la maladie.
  • Les proches non familiaux (39%) arrivent un peu plus loin, mais viennent renforcer l’importance de l’entourage, qu’il soit familial ou non, pour faire face à la maladie. Le médecin traitant est cité à un niveau similaire (38%).

Un soutien de l’entourage qui n’est régulier que pour une partie des personnes atteintes de cancer

  • Si les proches sont reconnus comme les premiers soutiens dans la maladie, ils n’apportent pas toujours une aide régulière leur octroyant le statut d’« aidant ».
  • 58% des personnes atteintes ou ayant été atteintes de cancer déclarent avoir été accompagnées de manière régulière et bénévole par un ou plusieurs proches de leur entourage tout au long de leur maladie.
  • 42% n’ont donc pas bénéficié d’un tel accompagnement.

Un rôle des aidants décisif dans la phase de traitement

  • Par rapport aux différents stades de la maladie, l’accompagnement du proche aidant s’avère avoir été plus décisif au moment du traitement (50%), puis au moment de l’annonce du cancer (39%) et enfin à la période postérieure aux traitements, dans l’après cancer (11%).

Les aidants se distinguent des professionnels par un soutien régulier ou continu, affectif et dépassant le sujet de la maladie

  • A la différence de ce que peuvent apporter les professionnels, l’accompagnement du proche aidant consiste avant tout en un soutien moral et affectif (81%), puis en une présence régulière (62%) et la possibilité de changer les idées (55%) à la personne aidée. 4 répondants accompagnés sur 10 citent également la possibilité de poursuivre une vie sociale (42%) et la facilitation du quotidien (41%). L’aide de nature organisationnelle (dans les rendez-vous médicaux, dans la gestion du traitement, dans les démarches administratives) et l’aide financière sont nettement moins soulignées concernant l’accompagnement spécifique du proche aidant.

Les proches aidants : des acteurs cruciaux dans la prise en charge du cancer

  • Parmi les personnes ayant bénéficié d’un accompagnement régulier au sein de leur entourage, près des 2/3 d’entre elles considèrent ce soutien comme essentiel pour faire face à la maladie (63%), quand la quasi-totalité l’estiment comme important voire essentiel (99%).
  • Pour la quasi-totalité des répondants accompagnés, ce soutien est même considéré comme complémentaire et tout aussi important que le corps médical pour faire face à la maladie (97%). Une large majorité de répondants accompagnés estiment également qu’ils n’auraient pas pu faire face à la maladie de la même manière sans le soutien de leur proche aidant (87%).
  • A souligner que le rôle assuré par le proche aidant impacte aussi très fortement et favorablement la relation aidant-aidé : 91% d’entre eux déclarent qu’il les a rapprochés.

…mais qui doivent être eux-mêmes davantage aidés

  • Si le rôle d’aidant apparaît décisif et bénéfique, cette charge est vue comme trop lourde par la majorité des personnes accompagnées : 57% d’entre elles estiment ainsi qu’une partie de cette charge devrait être assurée par des professionnels.