DES FRANÇAIS PLUS NOMBREUX A PRIVILÉGIER UNE PRISE EN CHARGE DE LA DÉPENDANCE SANS CONDITION DE REVENU

  • Pour 68 % des Français c’est principalement l’État et les pouvoirs publics qui doivent prendre en charge financièrement les personnes âgées dépendantes, contre 20 % les enfants ou les familles des personnes âgées dépendantes et 12 % les personnes âgées dépendantes elles-mêmes, en épargnant ou souscrivant une assurance privée. En 2018, ces proportions étaient respectivement de 64 %, 25 % et 11 %.
  • Pour compenser les surcoûts liés à la dépendance des personnes âgées, quatre Français sur dix estiment en 2019 qu’une aide financière doit être accordée, sans condition de revenus, à toute personne dans cette situation, tandis que six sur dix qu’elle doit être attribuée uniquement à celles disposant de faibles revenus.
  • Même s’il reste minoritaire, le souhait d’une aide financière accordée à toute personne dépendante sans condition de ressources augmente sensiblement depuis 2013 (+16 points) : 24 % étaient favorables à cette mesure en 2013, 30% en 2017 et 40 % en 2019.
  • Par conséquent, sur cette même période 2013-2019, la part de Français considérant que cette aide financière ne devrait bénéficier qu’aux faibles revenus est en nette diminution passant de 76 % à 60 %.

DAVANTAGE D’AIDES FINANCIÈRES ATTENDUES POUR AMÉLIORER LA SITUATION DES AIDANTS

  • Les Français soutiennent dorénavant davantage l’idée d’une aide financière pour les aidants plutôt que celle d’ouvrir des centres d’accueils de jour pour personnes dépendantes. En 2019, près de quatre Français sur dix considèrent avant tout que, pour améliorer la situation des aidants, les pouvoirs publics devraient en priorité fournir une aide financière (+13 points par rapport à 2017). Quant aux personnes estimant qu’il faudrait ouvrir des centres d’accueil de jour pour recevoir les personnes dépendantes, ils sont 30 % en 2019 (-8 points par rapport à 2017).
  • La part de Français favorables à un meilleur aménagement du temps de travail des aidants ou à leur formation plutôt qu’à une aide financière ou à l’ouverture de centres d’accueil de jour reste relativement stable, et s’élève respectivement à 16 % et 14 % en 2019.

 

Retrouvez l’ensemble des données de l’étude en vous rendant sur la page dédiée. Une première synthèse des résultats généraux de l’enquête est disponible sur le site de la DREES.

Pour une analyse plus détaillée des données du Baromètre sur la dépendance (qui s’arrête toutefois à l’année 2018), consultez la publication de la DREES « Les Français souhaitent une prise en charge par l’État de la perte d’autonomie des personnes âgées », Études et résultats n°1148, mai 2020.

Depuis 2004, chaque année, la DREES* demande à BVA de réaliser le Baromètre d’opinion, qui est un outil de référence pour analyser l’évolution de l’opinion des Français sur leur santé, sur la protection sociale (assurance maladie, retraite, famille, handicap-dépendance, pauvreté-exclusion) ainsi que sur les inégalités sociales et la cohésion sociale. L’enquête existe depuis 2000.

Les données de la vague 2019 ont été collectées en face-à-face du 14 octobre au 27 novembre 2019 soit avant la crise sanitaire, auprès d’un échantillon de 3 030 personnes, échantillon représentatif de la population âgée de 18 ans ou plus résidant en France métropolitaine et constitué d’après la méthode des quotas. Pour faciliter la lecture, le terme « Français » désigne ici les personnes âgées de 18 ans ou plus vivant en France métropolitaine, qu’elles soient de nationalité française ou non.

*La DREES est la Direction de la Recherche, des Études, de l’Évaluation et des Statistiques du Ministère des Solidarités et de la Santé.