Les Français légèrement moins critiques à l’égard de la politique économique du gouvernement

  • Près de deux Français sur trois considèrent que la politique économique menée par le gouvernement est mauvaise (65% ; -3). Ils sont 35% (+3) à émettre un jugement positif.
  • Les résultats de ce mois-ci traduisent une certaine décrispation des opinions sur le sujet et sur le long terme, les opinions positives progressent (+11 points depuis décembre 2018).
  • La part de personnes critiques demeure néanmoins toujours largement majoritaire et les clivages sociologiques et politiques sont toujours très prononcés.

Les principales mesures de la réforme de l’assurance chômage sont majoritairement approuvées 

  • La possibilité pour les travailleurs indépendants de toucher les allocations chômage en cas de liquidation ou redressement judiciaire de leur activité (86%).
  • La possibilité de toucher les allocations chômage après une démission (81%) si on a 5 ans d’ancienneté et un projet professionnel « réel et sérieux » étudié par une commission.
  • La dégressivité des allocations pour les cadres touchant plus de 4 500€ HT (75%). Même les cadres y sont majoritairement favorables (65%) même si c’est de manière significativement inférieure à la moyenne.
  • Le durcissement des conditions pour pouvoir toucher l’allocation chômage (62%), c’est-à-dire avoir travaillé six mois sur les 24 derniers mois, contre quatre mois sur les 28 derniers mois jusqu’à présent. La mesure est moins consensuelle mais néanmoins approuvée par une majorité de Français. 38% sont toutefois opposés à cette idée, notamment les chômeurs (62%) et les sympathisants de la gauche (57%).

Les Français s’interrogent toutefois sur l’efficacité et l’impact économique et social de la réforme

  • Les Français sont sceptiques sur le fait que la réforme favorise le retour à l’emploi des personnes au chômage : 53% pensent que cela ne sera pas le cas, contre 47% qui sont de l’avis contraire.
  • Les Français estiment majoritairement que cela va pénaliser les chômeurs les plus précaires (66%). Un jugement davantage partagé par les chômeurs (78%), les personnes touchant les plus bas revenus (77%) et les sympathisants de la gauche (82%).
  • L’impact de la réforme sur le déficit de l’assurance chômage suscite des jugements partagés : 55% pensent que cela va permettre de diminuer ce déficit, contre 45% qui ne sont pas d’accord.