À 6 semaines du premier tour de l’élection présidentielle, et alors que le Front national est annoncé présent au second tour dans l’ensemble de nos sondages d’intentions de vote POP2017, BVA a fait le point pour L’Obs sur la position politique de cette formation

Présence du Front National au second tour – Une éventualité qui inquiète 64% des Français 

  • 64% des Français se déclarent inquiets de la possibilité que la candidate du Front national soit présente au second tour de l’élection présidentielle de 2017. A titre de comparaison, en avril 2016, 53% des Français se déclaraient inquiets de la possibilité d’un « 21 avril bis », c’est à dire d’un deuxième tour opposant la droite au Front national. Si le taux d’inquiétude semble progresser, il faut préciser qu’une logique électorale est sous-jacente. En effet, l’éventualité que la droite traditionnelle soit absente du 2nd tour de l’élection présidentielle est une hypothèse qui a vu sa consistance progresser avec la percée électorale d’Emmanuel Macron.
  • 65% des sympathisants de la droite se déclarent aujourd’hui inquiets alors qu’ils n’étaient que 37% en avril 2016 à se montrer inquiets quand on les interrogeait sur l’hypothèse d’un « 21 avril bis ».

Position politique – Un parti d’extrême droite pour 77% des Français (+3 points en comparaison à décembre 2015)

  • Pour 77% des Français le Front national est plutôt un parti d’extrême-droite alors que 22% le considèrent comme un parti de droite classique (1% ne se prononcent pas). La perception de la radicalité du Front national progresse dans l’opinion : en décembre 2015, au sortir du 1er tour des élections régionales, ce sont 74% des Français qui estimaient que le Front national était un parti d’extrême droite.

Normalisation du Front National – Un parti comme les autres pour 55% des Français (-2 points)

  • Pour 55% des Français, le Front national devrait à présent être considéré comme un parti comme les autres. Notons qu’en comparaison avec notre mesure de décembre 2015, à l’issue des élections régionales (57%), ce chiffre baisse de 2 points. Ce léger reflux indique que la « normalisation » du Front national peine à se confirmer et semble marquer le pas à 6 semaines de l’élection présidentielle.