Les principaux enseignements du sondage :

Les Français favorables au principe du nucléaire…

  • Une très large majorité de 67% de Français est favorable à la production d’énergie par des centrales nucléaires (contre seulement 32% y étant opposés). Ils y sont même plus favorables que l’an dernier (61% en février 2012, +6 points depuis)
  • Cette approbation au principe du nucléaire est néanmoins très clivée : y sont beaucoup plus souvent favorables, les hommes (73%, contre 62% des femmes), les 65 ans et plus (81%, contre 61% des 18-34 ans), les CSP+ (69%, contre 55% des CSP-) et les sympathisants de droite (81%, contre 52% des sympathisants de gauche). Parmi les seuls sympathisants de gauche, des clivages sont aussi très forts : les sympathisants socialistes (61%) sont une large majorité à y être favorables, alors que les sympathisants Verts (76%) et les sympathisants à la gauche du PS (55%) y sont majoritairement hostiles.

… tout en étant favorables à ce que l’on en sorte progressivement

  • 53% des Français sont favorables à une sortie progressive du nucléaire (45% y sont opposés), même s’ils sont moins nombreux qu’il y a 2 ans à y être favorables (60% en juin 2011, -7 points depuis), lorsqu’ils étaient encore particulièrement marqués par le drame de Fukushima, survenu seulement 3 mois auparavant.

Dans cette perspective, le rythme de diminution du nucléaire proposé par Francois Hollande en 2012 leur parait être le bon

  • Durant sa campagne électorale, François Hollande avait proposé de ramener en France la part du nucléaire de 75% aujourd’hui à 50% en 2025. Ce rythme de diminution semble satisfaire les Français : ils sont une nette majorité relative (43%) à le trouver « juste comme il faut, ni trop, ni pas assez rapide ». Ils sont nettement moins nombreux à le trouver « trop rapide « (38%) ou au contraire « pas assez rapide » (16%). Parmi les Français favorables à la sortie progressive du nucléaire, 55% trouvent ce rythme de diminution « juste comme il faut » (contre 28% le trouvant « pas assez rapide » et 14% le trouvant « trop rapide »).

La diminution du coût de l’énergie est toujours la première priorité des Français, mais la sécurité et l’environnement comptent aussi dans leur choix

  • Lorsqu’on demande aux Français quel devrait être, selon eux, l’objectif le plus prioritaire concernant la politique énergétique, si 39% d’entre eux répondent « la diminution du coût de l’énergie », ils sont tout de même aussi 32% à répondre « la sécurité des installations » et 28% « la lutte contre le réchauffement climatique ».

 

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