France Ville Durable et BVA dévoilent aujourd’hui les résultats d’une enquête réalisée auprès de 1000 Français pour évaluer leur propension à transformer leurs modes de vie afin de répondre aux enjeux environnementaux.

Les enseignements principaux qui en ressortent sont les suivants :

 

Une prise de conscience majoritaire qu’il est urgent d’agir sur son mode de vie pour limiter son impact environnemental, bien que les Français trouvent cela difficile

Une large majorité de Français (64%) considèrent qu’il est urgent que chacun transforme en profondeur son mode de vie pour pouvoir faire face aux défis environnements et sociétaux qui vont se poser à la France. Un sentiment davantage présent chez les plus jeunes et les sympathisants de gauche mais qui est néanmoins majoritaire dans quasiment toutes les catégories de population, signe d’une réelle prise de conscience sur le sujet.

Pour autant, 64% des Français estiment qu’il est difficile de transformer en profondeur son mode de vie pour limiter son impact environnemental. Parmi les principaux obstacles qu’ils identifient, une majorité évoque la contrainte que représente le coût financier (72%) impliqué par la transformation de son mode de vie.

Près d’un tiers des répondants (31%) considèrent également avoir plus à perdre qu’à gagner en menant à bien ces transformations. Cette inquiétude s’explique sans doute par leur anticipation de l’impact qu’auraient ces changements sur leur vie : 18% considèrent que ces transformations auront un impact négatif sur leur santé et surtout, 33% estiment que cet impact sera négatif sur leur qualité de vie au quotidien.

 

Des Français néanmoins prêts à passer à l’action pour limiter leur impact environnemental, même si cela implique de sacrifier une partie de leur confort

Malgré l’appréhension de certains, 3 Français sur 4 (73%) se déclarent prêts à transformer en profondeur leur mode de vie actuel afin de limiter leur impact environnemental, même si cela leur demande des efforts significatifs. Ils sont également 68% à considérer avoir plus à gagner qu’à perdre en menant à bien ces changements. Les bénéfices escomptés se situent avant tout sur le plan de la santé : la moitié (52%) anticipe un impact positif dans ce domaine. En revanche, l’impact positif potentiel sur leur qualité de vie au quotidien n’est perçu que par une majorité relative de répondants (40%).

A noter que les répondants considèrent assez largement (70%) que les efforts des Français pour diminuer leur impact sur l’environnement sont encore trop timides. Seule une minorité (29%) souligne l’effort collectif et considère que les Français font de réels efforts. Signe sans doute qu’il reste à leurs yeux encore beaucoup à faire, même si on a toujours tendance à mettre l’accent sur ce que les autres ne font pas.