SONDAGE BVA POUR MEDIARH.COM

Porté par Benoit Hamon pendant la primaire de la gauche, le revenu universel s’est imposé comme un des sujets majeurs de la campagne présidentielle. Cette mesure suscite – au-delà des clivages partisans traditionnels – des oppositions et des espoirs. Le revenu universel tente de répondre à la question de la raréfaction du travail dans notre société. Ses opposants dénoncent un projet non finançable et injuste. Ses partisans défendent une mesure de lutte contre la précarité. L’enquête réalisée par BVA fait le point sur la perception des salariés à l’égard de cette mesure.

Le revenu universel est connu par la quasi-totalité des salariés

  • Près de 9 salariés sur 10 ont entendu parler du revenu universel (91%) et 58% d’entre eux déclarent savoir de quoi il s’agit.

Une large majorité de salariés s’oppose à l’instauration d’un revenu universel en France

  • 4 salariés sur 10 sont favorables à l’instauration d’un revenu universel en France dont 7% qui sont tout à fait favorables. A l’inverse près de 6 salariés sur 10 s’y opposent (59%).

En dehors du pouvoir d’achat, les salariés ne croient pas aux promesses du revenu universel

  • Un salarié sur deux estime que l’instauration d’un revenu universel augmenterait le pouvoir d’achat des salariés (51%). En revanche, une minorité d’entre eux pensent que l’instauration d’un revenu universel favoriserait les mobilités professionnelles ou la création d’entreprise (37%). Les salariés sont aussi très sceptiques concernant l’efficacité de cette mesure pour lutter contre le chômage (70% ne partagent pas cette idée). Notons toutefois que près de 4 salariés sur 10 semblent séduits par l’idée de travailler moins grâce au revenu universel (38%) et que 31% d’entre eux pensent que l’instauration d’un revenu universel devrait s’accompagner d’une baisse du temps de travail.

Les salariés partagent en revanche le constat d’une raréfaction du travail induite par la révolution numérique

  • Les salariés s’opposent à l’instauration d’un revenu universel en France mais partagent plutôt le constat fait par ses promoteurs. Une majorité relative d’entre eux pense en effet que sous l’impact de la révolution numérique, il y aura de moins en moins d’emplois en France (45%). 42% estiment qu’il y aura ni plus ni moins d’emplois et seulement 12% pensent qu’il y aura davantage d’emplois. Notons que les cadres et les jeunes sont nettement plus optimistes que les employés et les seniors concernant l’avenir du marché du travail.