Une syndicalisation qui reste faible chez les salariés français

Dans notre enquête, 15% des salariés français déclarent être adhérents d’une organisation syndicale (11% selon les données de la DARES en 2013) et 11% affirment avoir été membres par le passé. Près des ¾ des salariés déclarent n’avoir jamais été adhérent d’une organisation syndicale (73%). Les salariés du public (22%) et ceux qui travaillent au sein des grandes entreprises (18%) sont sensiblement plus syndiqués que les salariés du privé (12%) et des TPE (4%).

Et une confiance dans la capacité des syndicats à défendre ses intérêts comme salariés minoritaire

Moins d’un salarié sur deux indique faire confiance aux syndicats pour défendre ses intérêts (49% dont seulement 8%, oui tout à fait). A noter, les femmes (53%), les salariés âgés de 15 à 29 ans (59%), les employés (56%) et les salariés du public (54%) font davantage confiance aux organisations syndicales.

Alors même que les ¾ des salariés français reconnaissent la contribution des organisations syndicales dans l’obtention des acquis sociaux pour les salariés

78% des salariés estiment que les organisations syndicales ont contribué à l’obtention des acquis sociaux (dont 24%, oui tout à fait). Les salariés âgés de plus de 50 ans (82%), les professions intermédiaires (84%) et les salariés des entreprises de plus de 500 salariés (80%) identifient davantage ce rôle dans l’histoire sociale française.

Et que les ¾ des salariés pensent qu’un taux de syndicalisation élevé contribue à la qualité du dialogue social

Les salariés estiment largement qu’un fort taux de syndicalisation contribue à la qualité du dialogue social dans un pays (73% dont 24%, oui certainement). Cette opinion est particulièrement présente chez les salariés âgés de plus de 50 ans et ceux qui travaillent dans des entreprises de 50 à 499 salariés (79%).