• Pour faire plier le gouvernement, les syndicats de cheminots ont opté pour un mouvement social atypique, sur une très longue durée. C’était sans compter sur les conséquences somme toute limitées de leur mouvement sur le quotidien de leurs concitoyens : en effet, les trois-quarts des Français (74%) déclarent que le mouvement de grève à la SNCF n’a pas de conséquences sur leur vie personnelle.

• 1 sondé sur 5 (21%) estime néanmoins que la grève a des conséquences négatives sur sa vie personnelle : c’est le cas notamment des personnes de 65 ans et plus (28%), des cadres (33%) et surtout des Franciliens (35%). Cette perception peut être amplifiée par des considérations idéologiques personnelles : ainsi, les sympathisants LREM (34%) et LR (38%) sont plus nombreux à déclarer des conséquences négatives.

Principal motif de gêne pour ceux qui ressentent des conséquences négatives : l’incertitude qui pèse sur leurs trajets et la difficulté pour eux de s’organiser (44%). Elle est plus marquée en province (47%) qu’en Ile-de-France (38%). Ce motif devance largement les autres facteurs de gêne : complexification des trajets pour les déplacements quotidiens (28%), circulation automobile plus dense (24%) ou encore allongement du temps de trajet (21%). Seuls 18% des personnes incommodées ont dû reporter leurs week-ends ou vacances pour cause de grève, soit moins de 5% des Français.

• Parmi les Français affectés par les grèves, 1 sur 2 déclare trouver des solutions aux difficultés rencontrées plutôt difficilement. Au final, 1 Français sur 10 est donc réellement pénalisé par les grèves. 

Le sujet est en revanche très présent dans l’esprit des Français : plus de 8 Français sur 10 ont déjà discuté de la grève avec leurs proches (amis, famille, collègues) depuis le début du conflit, dont 68% à plusieurs reprises.

Si le recours aux solutions de transport alternatives demeure limité (9% des sondés ont eu recours au co-voiturage mais 20% des Français impactés négativement ; 8% ont pris leur vélo, 5% ont voyagé en car plutôt qu’en train, un chiffre qui passe à 15% chez les Français impactés négativement), la grève pourrait venir modifier certaines habitudes : un quart des Français (24%) considère que ce mouvement social pourrait, à terme, avoir une influence sur leur manière de se déplacer.