BVA et Apicil livrent les résultats de la 3e vague de l’Observatoire de la gestion de patrimoine des personnes dépendantes, une étude menée auprès des mandataires judiciaires et des particuliers amenés à gérer les finances de personnes n’ayant plus les capacités de le faire seules.

Des accompagnants financiers assez confiants dans leur rôle, mais éprouvant des difficultés au quotidien

La majorité des mandataires professionnels (70%, -5pts par rapport à 2020) et des aidants patrimoniaux (75%, +2pts) considèrent être suffisamment armés personnellement.

Cependant, ils rencontrent des difficultés : au-delà du nombre important d’opérations réalisations, les professionnels soulignent le manque de temps dans l’exercice de leur rôle (59%), tandis que les aidants patrimoniaux déplorent un manque d’accompagnement et de conseil (28%).

Une gestion de l’épargne « au plus simple »

La gestion de l’épargne des personnes dépendantes n’apparaît pas totalement optimisée : plus d’un aidant sur deux déclare ainsi faire « au plus simple » et laisser l’épargne là où elle se trouve (57%) – plutôt que de se renseigner et d’adapter le type de placements (43%). Si les professionnels affirment majoritairement effectuer ce travail de renseignement (67%), un tiers d’entre eux réalisent néanmoins une gestion simple (33%).

Si les actes de gestion et suivi des dépenses courantes ne semblent pas poser de problème, les opérations boursières – moins pratiquées – sont celles qui suscitent le plus de difficultés notamment pour les professionnels.

La première raison évoquée quant à cette gestion simple tient à un évitement du risque, tant pour les professionnels que les particuliers. Certains professionnels évoquent également la nécessité de suivre l’accord du juge.

Si la baisse historique des taux de livrets d’épargne des derniers mois apparaît bien intégrée, la majorité des professionnels (74%) et des particuliers (52%) n’ont pas pour autant réorienté l’épargne vers des placements mieux rémunérés.

Un regain de l’assurance-vie

Néanmoins, on observe cette année un sursaut d’intérêt pour l’assurance-vie utilisée par 94% des mandataires et 52% des aidants patrimoniaux (52%), devenant ainsi le support privilégié, bien que les supports à faible rendement tels que le livret A demeurent fréquemment utilisés.

Lorsqu’ils ont choisi l’assurance-vie, les professionnels et les particuliers optent surtout pour des supports en fonds euros, bien que le couplage de plusieurs supports soit en hausse parmi les mandataires professionnels.

Des pistes pour faciliter le rôle des accompagnants financiers

Pour mieux gérer les finances et le patrimoine des personnes accompagnées, les mandataires professionnels attendent avant tout un référent expert joignable pour toute question (39%). Le besoin de reconnaissance sociale se fait également sentir : seuls 26% (-3pts) des professionnels estiment ainsi être suffisamment reconnus par la société dans leur rôle d’accompagnant financier.