BAROMÈTRE BVA EN PARTENARIAT AVEC ORANGE, RTL ET LA TRIBUNE

 

Emmanuel Macron regagne 3 points de popularité au sortir d’une séquence médiatique chargée (43% de bonnes opinions)

  • C’est auprès des moins de 35 ans (+4 pts à 46%), des 35-49 ans (+3 pts à 36%) et des femmes (+4 pts à 44%) que la remontée des bonnes opinions est la plus notable. Les hausses sont marquées également chez les habitants de communes rurales (< 2000 habitants : +5 pts à 46%) et périurbaines (2000 à 20 000 habitants : +7 pts à 40%). L’écart de popularité présidentielle selon le prisme public/privé continue de se creuser : 53% des salariés du secteur privé ont une bonne opinion d’Emmanuel Macron (+8 pts) contre 30% de ceux du secteur public (-2 pts).
  • L’analyse des verbatim des questions ouvertes sur les raisons de bonne ou mauvaise opinion sont éclairants : en positif, outre les traits d’image habituels (dynamique, réformateur, tient ses engagements), on voit émerger de nouvelles qualités, étroitement liées au contexte social : Emmanuel Macron est jugé pugnace, persévérant malgré la contestation. En négatif, on voit apparaître le corollaire de ces qualités : il est vu comme trop brutal dans sa façon d’imposer les réformes.
  • La popularité d’Emmanuel Macron à l’issue de sa première année de mandat est supérieure à celle de ses prédécesseurs récents. Les bonnes opinions s’établissaient à 32% pour Nicolas Sarkozy (avril 2008), à 34% pour François Hollande (avril 2013) alors que 48% des Français avaient une bonne opinion de Jacques Chirac en avril 1996 et 51% de François Mitterrand en mars 1982.

Progression également de la popularité du Premier ministre (45%, +2 points)

En avril, la popularité d’Edouard Philippe progresse notamment de 4 points chez les 65 ans et plus (55%) et de 6 points chez les cadres (59%). Ce niveau de popularité du chef du gouvernement à l’issue d’une première année de quinquennat le situe devant les mesures réalisées pour François Fillon (43% en avril 2008) et Jean-Marc Ayrault (32% en avril 2013), 5 points sous celle concernant Jean-Pierre Raffarin en avril 2003 (50%).

Jean-Yves Le Drian retrouve le podium des cotes d’influence

32% des Français souhaitent que Jean-Yves Le Drian ait davantage d’influence dans la vie politique française. La cote d’influence du ministre des Affaires Etrangères, récemment revenu au premier plan pour évoquer l’intervention française en Syrie, progresse de 4 points et il remonte en 3ème position du classement des Français derrière Nicolas Hulot (38%, +2 pts) et Alain Juppé (33%, +1 pt).

A droite, une baisse de la cote d’influence de Nicolas Sarkozy, une remontée de Valérie Pécresse auprès des sympathisants LR

  • 5 personnalités incarnant des lignes relativement différentes disposent d’une cote d’influence supérieure à 50% chez les sympathisants de la droite. Il s’agit de Laurent Wauquiez (57%, -5 pts), François Baroin (53%, -1 pt), Nicolas Dupont-Aignan (53%, =), Valérie Pécresse (53%, +3 pts) et Marion Maréchal-Le Pen (52%, -2 pts). Nicolas Sarkozy quitte ce « groupe » (48%, -3 pts).
  • Valérie Pécresse se place en avril à la 2ème place du classement des sympathisants LR (62%, +3 pts), au même niveau que Laurent Wauquiez (62%, -4 pts) et derrière François Baroin (70%, score inchangé).

A gauche, Olivier Besancenot demeure en tête des cotes d’influence, Christiane Taubira et François Hollande retrouvent du crédit

  • 62% des sympathisants de la gauche souhaitent qu’Olivier Besancenot ait davantage d’influence dans la vie politique française. L’ex-leader du NPA demeure donc en tête du classement de ce segment de l’électorat au sein duquel Jean-Luc Mélenchon régresse (-6 pts à 53%) et se place désormais en 4ème position derrière Christiane Taubira (2ème, 60%, +4 pts) et Benoît Hamon (3ème, 55%, +3 pts).
  • Auprès des sympathisants du Parti socialiste, le classement évolue. Christiane Taubira (1ère, 70%, +13 pts) devance désormais Anne Hidalgo (2ème, 52%, -18 pts) qui ne se situe que très légèrement devant François Hollande (3ème, 51%, +14 pts).