Les Français ont majoritairement l’intention de respecter la jauge de 6 personnes à Noël mais seule une minorité portera un masque

Invités à se prononcer sur leurs intentions concernant le respect des recommandations et mesures énoncées par le gouvernement pour les fêtes de fin d’année, les Français qui fêteront Noël déclarent majoritairement qu’ils ne se réuniront pas à plus de 6 adultes à cette occasion (71% des personnes concernés). 29% avouent néanmoins qu’ils ne respecteront pas cette jauge et seront plus de 6 adultes, notamment les plus jeunes (33% des 18-34 ans).

Si la limitation des convives leur semble donc envisageable et qu’ils se plieront pour la plupart volontiers à cette règle, les Français se montrent en revanche nettement plus réticents à l’idée de porter un masque le soir de Noël. Ils ne se cachent pas d’ailleurs pour le dire, puisque 68% de ceux qui ont l’intention de fêter Noël indiquent qu’ils ne porteront pas de masque avec leurs proches, contre 32% qui le feront (dont 13% seulement qui le feront « certainement », les seuls sans doute à le porter réellement strictement). Les personnes âgées de 65 ans ou plus, bien que minoritaires, sont plus nombreuses à avoir l’intention de porter un masque (45% contre 18% des 18-24 ans par exemple).

Notons qu’une personne sur cinq ayant l’intention de fêter Noël envisage de réaliser un test Covid avant de voir ses proches (18% des personnes concernées), notamment chez les 18-24 ans (30%) qui semblent donc plus enclins à se faire tester qu’à porter un masque le soir de Noël.

Une volonté affichée de respecter le couvre-feu, même si un Français sur cinq concède qu’il fera peut-être quelques entorses à la règle

Les Français assurent de manière quasiment unanime (96%) qu’ils respecteront le couvre-feu, mais 16% concèdent qu’ils le feront seulement « la plupart du temps », quand 80% indiquent qu’ils le feront « systématiquement ». Ils sont 4% à afficher sans ambages leur refus de respecter le couvre-feu.

Les personnes qui avouent pouvoir ponctuellement faire une entorse à la règle sont plus nombreuses chez les jeunes (30% des 18-24 ans), et notamment les étudiants (34%), mais cette proportion reste minoritaire quel que soit le profil des personnes interrogées.

Les cotes de popularité d’Emmanuel Macron (40%; -2) et de Jean Castex (38%; -2) en légère baisse

Dans ce contexte, les cotes de popularité d’Emmanuel Macron et de Jean Castex s’érodent. Celle du Président (40%) continue de devancer légèrement celle du Premier ministre (38%), tous deux perdant 2 points ce mois-ci. Pour Jean Castex, c’est une nouvelle baisse après celles enregistrées les mois précédents : au total, il aura perdu 18 points de popularité depuis sa nomination. Pour Emmanuel Macron, la courbe est plus erratique et il se maintient dans l’étiage qui est le sien depuis le début de la crise sanitaire.

Notons que le ministre de la Santé voit sa cote d’influence diminuer (24%; – 4), tout comme Gérald Darmanin (19%; -2 depuis le mois dernier, -6 depuis octobre) : la cote d’influence du ministre de l’Intérieur est notamment en recul auprès des sympathisants de la droite (32%; -12).

Notre classement des personnalités politiques reste toujours dominé par Edouard Philippe, qui loin d’être affecté par le contexte, semble au contraire capitaliser sur son image de bon gestionnaire de la crise durant le premier confinement, tout en restant éloigné des polémiques : 44% des Français souhaitent qu’il ait de l’influence à l’avenir en politique (stable), loin devant Nicolas Hulot (37%; +3).

Les Français désapprouvent majoritairement le maintien de la fermeture des lieux de culture (62%)

Si l’opinion à l’égard du couple exécutif évolue peu, les Français se montrent en revanche beaucoup plus sévères quand il s’agit de se prononcer sur le maintien de la fermeture des lieux de culture, annoncé par le gouvernement la semaine dernière : 62% désapprouvent cette décision, contre seulement 38% qui l’approuvent. L’opposition est majoritaire dans toutes les catégories de population, à l’exception des sympathisants LREM mais même chez ces derniers, une minorité significative s’exprime pour dénoncer cette décision (40%).

Une opposition très nette à l’idée de rendre la vaccination obligatoire, même si la situation sanitaire ne s’améliore pas (75%)

Enfin, on notera que même si la situation sanitaire ne s’améliorait pas après la première vague de vaccination, les Français refusent nettement qu’on envisage de rendre le vaccin contre le Covid obligatoire (75%). C’est encore plus le cas des femmes (82%), des personnes dans les tranches d’âge intermédiaires (80% entre 25 et 49 ans, les plus jeunes et les plus âgés étant un peu plus ouverts à cette idée) et des sympathisants du Rassemblement national (83%). Même les sympathisants LREM, moins hostiles, affichent majoritairement leur opposition au caractère éventuellement obligatoire de la vaccination (64%).