Cette nouvelle vague de notre baromètre politique intervient dans un contexte très particulier de crise majeure sur le plan international. Notons que les interviews ont été réalisées juste avant que Vladimir Poutine ne lance son offensive militaire en Ukraine. Elles ont également été réalisées avant que l’on apprenne que Jean-Luc Mélenchon avait atteint les 500 parrainages.

Emmanuel Macron voit sa cote de popularité remonter (42%; +4)

Après avoir fortement baissé le mois dernier, la popularité d’Emmanuel Macron progresse ce mois-ci (42%; +4), lui permettant de reprendre une grande partie des points qu’il avait perdus en janvier. Il retrouve ainsi son niveau de novembre 2021.

Le Premier ministre s’inscrit toujours dans le sillage du Président : lui aussi voit ainsi sa popularité progresser (39%; +3), sans lui permettre toutefois de retrouver tous les points perdus le mois dernier (-7).

L’action d’Emmanuel Macron dans la crise ukrainienne est jugée plutôt positivement par les Français

L’action d’Emmanuel Macron sur le dossier ukrainien est perçue assez positivement par les Français : 56% estiment ainsi qu’elle va plutôt dans le bon sens, contre 43% qui pensent qu’elle va plutôt dans le mauvais sens. Les Français saluent visiblement les efforts qui ont été menés par le chef de l’Etat sur le plan diplomatique sans lui tenir rigueur de l’absence de résultats face à Vladimir Poutine.

Les sympathisants LREM font logiquement bloc de manière quasi unanime derrière le Président (92%), mais on n’observe pas de clivages politiques très prononcés sur ce sujet, à l’exception des sympathisants RN, très largement hostiles (65%). Ainsi, une majorité de sympathisants de gauche (59%) comme de droite (52%) considèrent que son action sur le dossier va plutôt dans le bon sens.

 

 

Parrainages des candidats à l’élection présidentielle : les Français sont plutôt attachés à ce système mais certains souhaiteraient l’adapter

Pour les Français, la règle des parrainages fait encore sens : seuls 25% voudraient qu’on la supprime, tandis que 29% souhaitent qu’on la conserve en l’état et 45% qu’on l’adapte tout en gardant le principe du parrainage.

Si Marine le Pen ne pouvait pas se présenter faute de parrainages suffisants, 59% considèrent que ce serait un problème pour le fonctionnement de la démocratie. L’absence de Jean-Luc Mélenchon serait également jugée problématique pour la démocratie par une proportion similaire et majoritaire de Français (54%).

En revanche, les réactions seraient moins importantes si c’était Eric Zemmour qui ne pouvait pas se présenter (43%) ou Christiane Taubira (31%).

Regain d’intérêt pour Jean-Luc Mélenchon et Fabien Roussel, dont les cotes d’influence progressent fortement

29% des Français souhaiteraient que Jean-Luc Mélenchon ait davantage d’influence dans la vie politique à l’avenir (+8). Un score qu’il n’avait plus atteint depuis septembre 2017 et qui lui permet de se hisser à la troisième place de notre classement.

Autre candidat à l’élection présidentielle à bénéficier de la même dynamique : Fabien Roussel, dont la cote d’influence progresse également fortement (+9), à un niveau moins élevé toutefois (21%). C’est son meilleur niveau depuis qu’il est testé dans cet observatoire. Il bénéficie d’une dynamique favorable liée à sa campagne, saluée par de nombreux observateurs comme réussie. La polémique liée aux révélations de Mediapart sur son statut d’assistant parlementaire ne semble pas – pour le moment ? – le pénaliser.

Dynamique inverse pour Valérie Pécresse, dont la cote d’influence recule (24%; -5)

24% des Français souhaitent que Valérie Pécresse ait davantage d’influence à l’avenir sur le plan politique, soit 5 points de moins que le mois dernier. La candidate LR à l’élection présidentielle voit surtout sa cote d’influence reculer chez ses propres sympathisants (67%; -9).