Baisse de la popularité d’Emmanuel Macron (39%; -3 points)

  • Après avoir progressé le mois dernier à la faveur du déconfinement, Emmanuel Macron voit sa cote de popularité diminuer ce mois-ci et retrouver son niveau du mois d’avril (39%; -3), après une séquence électorale des régionales défavorable au parti présidentiel.
  • Emmanuel Macron est le seul à en pâtir puisque Jean Castex n’enregistre de son côté aucune baisse de sa cote de popularité (42% de bonnes opinions ; stable).

Un « effet régionales » pour Xavier Bertrand (30%; +3), Valérie Pécresse (26%; +4) et Laurent Wauquiez (20%; +2)

  • Ces trois présidents de Région sortants voient leur cote d’influence progresser, dans un contexte où la plupart des personnalités politiques voient la leur diminuer.
  • Xavier Bertrand se hisse ainsi à la troisième place de notre palmarès, derrière Edouard Philippe (41%; -2) et Nicolas Hulot (33%; -1).

Le retour de la réforme des retraites ? Les Français y sont majoritairement opposés (57%)

  • 57% ne souhaitent pas que ce chantier revienne sur le devant de la scène (dont 30% qui ne le souhaitent « pas du tout »), contre 42% qui y sont favorables.
  • De nets clivages socio-démographiques et politiques sur cette question : les plus âgés, les sympathisants LR et LREM y sont majoritairement favorables, tandis que les salariés du public, les employés-ouvriers, les 50-64 ans, les sympathisants de gauche et du RN y sont majoritairement hostiles.

Une large opposition au recul de l’âge de la retraite à 64 ans

  • Alors que la question de la retraite par points continue de susciter une majorité d’adhésion chez les Français (58%), même si c’est moins qu’en septembre 2019 (-7 points), c’est bien la question du recul de l’âge de la retraite qui crispe les interviewés : les deux tiers (66%) y sont opposés, dans les mêmes proportions qu’il y a deux ans.
  • Là encore, à l’exception des retraités actuels (58%), non concernés par la réforme, et des sympathisants LR (67%) et LREM (59%), aucune catégorie de population ne défend majoritairement cette idée. Même les électeurs d’Emmanuel Macron au 1er tour de 2017 sont très partagés (50% y sont favorables, 50% y sont opposés). En remettant à l’agenda cette réforme, Emmanuel Macron pourrait asseoir auprès des sympathisants de droite son image d’homme réformateur qui ose prendre le risque de l’impopularité, mais il pourrait braquer une partie de son électorat issu de la gauche.

Le vote à distance et la reconnaissance du vote blanc sont jugés majoritairement efficaces pour lutter contre l’abstention, mais pas le vote obligatoire

  • Le vote à distance (76%) et la reconnaissance du vote blanc (73%) pourraient constituer des moyens efficaces pour lutter contre l’abstention selon les Français
  • Ils sont un peu moins convaincus en ce qui concerne le vote électronique (63% jugeraient cela efficace tout de même) et le vote sur le lieu de travail (60%, 62% chez les salariés).
  • Le vote obligatoire suscite nettement plus de réticences et divise beaucoup plus les Français : 49% jugeraient cela efficace pour lutter contre l’abstention, contre 51% qui sont de l’avis contraire. Les catégories qui structurellement s’abstiennent le plus (jeunes, catégories populaires) sont celles qui sont les moins convaincues par le vote obligatoire, signe que ce n’est pas un levier consensuel pour que ces personnes retrouvent le chemin des urnes.