La dynamique positive du couple exécutif se confirme

La cote de popularité d’Emmanuel Macron poursuit sa progression enregistrée le mois dernier (46% de bonnes opinions, +4 pts). L’officialisation de sa candidature à un second mandat présidentiel en début de mois n’a pas infléchi la dynamique amorcée en février, au contraire (+8 points en 2 mois).

Emmanuel Macron progresse auprès de toutes les tranches d’âge mais c’est auprès des plus jeunes et des plus âgés que sa progression est la plus forte, obtenant même une majorité de bonnes opinions auprès de ces populations (respectivement 55% et 53%). Il parvient également à consolider son socle électoral de 2017 (86% de ses électeurs ayant une bonne opinion, +7 pts), mais également à regagner du crédit auprès des électeurs de Benoit Hamon (55%, +5 pts) et surtout de François Fillon (56%, +18 pts) qui sont désormais une majorité à avoir une bonne opinion du président de la République. Le Président semble bénéficier de son action internationale sur la crise ukrainienne, ainsi que de l’assouplissement récent des mesures sanitaires.

Le Premier ministre, toujours dans le sillage du Président, confirme lui aussi sa hausse (42% de bonnes opinions, +3 pts).

Des Français très favorables à un grand débat entre tous les candidats à l’élection, mais qui comprennent le refus du Président de participer à un tel débat

Les deux-tiers de Français (66%) souhaitent qu’un grand débat avec l’ensemble des candidats à l’élection présidentielle ait lieu avant le 1er tour, dont 35% qui y sont tout à fait favorables. Les 18-34 ans (77%) et les employés (73%) sont les plus en attente de ce débat, de même que les sympathisants LFI (85%) et RN (80%) et ceux qui ont une mauvaise opinion d’Emmanuel Macron (76%).

Les Français sont plus partagés quant à la décision du chef de l’Etat de ne pas participer à un tel débat : une petite majorité d’entre eux (52%) comprennent sa position, compte tenu du fait que ce n’est pas une obligation institutionnelle, qu’aucun autre Président ne l’a fait par le passé et que ce débat serait déséquilibré en le positionnant comme seul face à 11 opposants. Ce refus de participer à un débat avec l’ensemble des candidats à l’élection est logiquement mieux compris par les sympathisants LREM (90%), mais également par les sympathisants LR (62%), EELV (62%) et PS (64%). A l’inverse cette position est mal perçue par les plus hostiles au Président : seuls 42% des employés et des ouvriers, 28% des sympathisants LFI, 24% des sympathisants RN et 22% des sympathisants R! acceptent ce refus de débattre.

 

 

Les cotes d’influence de Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon confirment leur tendance à la hausse…

Le podium des cotes d’influence reste inchangé par rapport au mois dernier. Edouard Philippe reste solidement ancré sur la première marche (44% des Français souhaitent qu’il ait davantage d’influence dans la vie politique française, +4 pts), et Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon confirment respectivement leurs 2ème et 3ème places.

Les deux candidats à l’élection présidentielle voient même leur cote d’influence progresser : +4 pts pour Marine Le Pen, à 36% ; +3 pts pour Jean-Luc Mélenchon, 32%. Les deux candidats confirment également et très largement leur première place auprès de leurs sympathisants (95% pour Marine Le Pen ; 96% Jean-Luc Mélenchon).

Jean-Luc Mélenchon élargit sa zone d’influence à gauche. Il parvient à remobiliser son électorat de 2017 (86% de ses électeurs souhaitent qu’il ait davantage d’influence, +11 pts) mais également à élargir son socle puisque 48% des sympathisants PS (+12 pts) et 61% des sympathisants EELV (+21 pts) voudraient qu’il ait un rôle plus important.

… alors qu’à l’inverse Valérie Pécresse et Eric Zemmour enregistrent une baisse

Valérie Pécresse poursuit sa baisse entamée le mois dernier. Seuls 19% des Français souhaiteraient qu’elle ait davantage d’influence sur le plan politique (-5 pts). La candidate LR à l’élection présidentielle peine à convaincre dans son propre camp : alors qu’elle arrivait en tête auprès des sympathisants LR en janvier, elle n’est désormais plus qu’en 5ème position (56%), enregistrant en recul de 20 points en 2 mois.

Séquence difficile également pour Éric Zemmour qui voit sa cote de popularité s’éroder, perdant 3 points et sortant du top 10. Il enregistre notamment une baisse de 8 points auprès des sympathisants de droite.