La popularité d’Emmanuel Macron se maintient (43%; +1)…

La popularité d’Emmanuel Macron est stable ce mois-ci : 43% des Français ont une bonne opinion de lui (+1), contre 57% qui en ont une mauvaise (-1). Sa structure d’image reste inchangée : il est davantage apprécié des retraités (48%) et des cadres (51%) que des actifs (40%) et des ouvriers (30%) ; et il peut toujours compter sur un noyau dur de fidèles (96% de ses électeurs de 1er tour ont une bonne image de lui) quand, à l’inverse, il suscite le rejet d’une large majorité de sympathisants LFI (79%) et surtout RN (83%).

… tandis que celle d’Elisabeth Borne progresse nettement (51%; +5)

En revanche, la Première ministre Elisabeth Borne voit sa popularité nettement augmenter ce mois-ci (51%; +5); atteignant même son meilleur score depuis sa nomination. Elisabeth Borne bénéficie pour le moment d’une forme de bienveillance, ou du moins d’attentisme, de la part des Français qui la dissocient davantage du Président.

Les personnes qui ont une bonne opinion d’elle soulignent notamment son sérieux, sa capacité de travail et sa compétence, son courage mais aussi la sincérité de son engagement. Comme le résume cet interviewé : « J’ai assez peu de recul pour juger, mais pour l’instant elle fait le job ». A noter que de nombreuses personnes saluent le fait que ce soit une femme.
Il sera intéressant de voir si cette situation perdure dans les mois qui viennent, alors que le gouvernement s’apprête à défendre des réformes potentiellement polémiques.

La réforme des retraites : une opposition toujours majoritaire

Depuis mai, les positions n’ont pas bougé sur le sujet : 53% des Français continuent de dire qu’il ne faut pas mettre en œuvre le projet de réforme des retraites (stable). 25% estiment qu’il est urgent de le faire (-1), 21% qu’il faudra le mettre en œuvre mais que ce n’est pas urgent (+1).

Si les retraités expriment toujours très largement leur soutien (68%; stable), les actifs, directement concernés par la réforme, demeurent nettement plus dubitatifs (62% y sont opposés; +2). Politiquement, la réforme est largement soutenue par les sympathisants LREM/Renaissance qui la jugement urgente à mettre en œuvre (64%) mais on notera que le consensus est moins fort chez les sympathisants LR, 23% affichant même leur opposition.

Coupe du monde de football au Qatar : vers un timide boycott ?

Le fait que la coupe du monde ait lieu au Qatar suscite le mécontentement majoritaire des Français (52%), et notamment parmi les amateurs de football (53%). Toutefois, nombreux sont ceux qui se montrent indifférents (42%). Seuls 6% se disent satisfaits (13% chez les amateurs de football).

Si les positions anti coupe du monde recueillent un assentiment majoritaire dans la population générale, elles sont moins partagées par les principaux concernés, à savoir ceux qui disent s’intéresser au football (41% des Français). Seuls 45% d’entre eux considèrent que les joueurs devraient refuser d’y participer et 50% que les médias ne devraient pas couvrir l’événement. Ils sont en revanche 61% à approuver l’idée d’un boycott diplomatique où aucun officiel ne serait présent au Qatar.

On le voit, si les critiques existent sur le sujet, elles sont toutefois relativement timides et plus mesurées chez les amateurs de football.

Dès lors, les Français vont-ils boycotter la Coupe du Monde ? Si les déclarations de principe dans ce sens ne sont pas négligeables, les personnes qui déclarent qu’elles ne regarderont aucun match sont néanmoins minoritaires. Ainsi, parmi les interviewés qui disent s’intéresser au football, 22% déclarent qu’ils boycotteront l’événement en ne suivant aucun match, 35% qu’ils limiteront les matchs qu’ils regarderont et 41% qu’ils ne changeront pas leurs habitudes.

La localisation de la Coupe du Monde semble donc faire réfléchir les amateurs de football mais le boycott absolu de la compétition reste un projet partagé par une minorité seulement d’entre eux.