Un ex-ministre qui a eu raison de démissionner

88% des Français estiment que François de Rugy a eu « raison » de démissionner suite aux révélations de Médiapart, contre seulement 11% qui pensent qu’il a eu tort. Un jugement quasi unanime chez les Français, y compris chez les sympathisants LREM (83%). La cote d’influence de François Rugy enregistre logiquement une forte baisse (-6 points) : seuls 7% des Français souhaitent qu’il ait davantage de poids politique à l’avenir.

 

Elisabeth Borne : une ministre encore peu connue qui suscite un certain scepticisme sur sa capacité à faire de l’écologie une priorité

La nomination de la nouvelle ministre de la Transition écologique et solidaire est accueillie avec un certain scepticisme par les Français : 60% ne lui font pas confiance pour faire de la cause environnementale une priorité de son action. Un résultat qui traduit sans doute une inquiétude de voir l’écologie reléguée au second plan, Elisabeth Borne conservant son portefeuille des Transports.

Les Français sont toutefois 39% à lui faire confiance, ce qui n’est pas non plus négligeable. On soulignera d’ailleurs que si les sympathisants LREM sont ceux qui logiquement lui font le plus confiance (83%), les sympathisants LR (51%) mais aussi EELV (43%) sont plus nombreux que la moyenne à lui accorder leur confiance. C’est également le cas des cadres (48%), globalement plus sensibles à la problématique environnementale dans nos enquêtes.

Sa cote d’influence est pour le moment limitée (15%), ce qui s’explique en partie par le fait qu’elle n’est pas encore très connue du grand public. Elle se situe dans notre classement au même niveau que d’autres ministres comme Gérald Darmanin (16%) ou Christophe Castaner (15%).

Pas réellement d’impact de l’affaire sur la popularité du couple exécutif

Alors que l’affaire Benalla avait eu un impact net et important sur la cote de popularité d’Emmanuel Macron l’été dernier, le mouvement enregistré suite à l’« affaire de Rugy » est contenu. La cote de popularité du président de la République ne perd qu’un point (34%), à un niveau qui reste bien plus élevé qu’en novembre 2018 (26%, au plus fort de la crise des gilets jaunes).

Même constat pour Edouard Philippe (39%; -1), dont la cote de popularité perd un point, à un niveau proche également de celui qui était le sien à la rentrée 2018. Le couple exécutif ne semble donc pas pâtir pour le moment de la situation.