BAROMÈTRE BVA EN PARTENARIAT AVEC ORANGE, RTL ET LA TRIBUNE

Après l’annonce de mesures en faveur du pouvoir d’achat, la baisse de la popularité d’Emmanuel Macron s’arrête en décembre (27%, +1pt)
Après 6 mois de baisse continue et une érosion de 14 points du socle de soutien du chef de l’Etat (41% des Français avaient en juin une bonne opinion d’Emmanuel Macron), les mesures en faveur du pouvoir d’achat semblent avoir suscité un léger regain de crédit expliquant cette stabilisation de la popularité présidentielle. Les bonnes opinions à l’égard d’Emmanuel Macron gagnent en effet 3 points chez les 50-64 ans (28%), 3 points chez les retraités (35%), 2 points chez les ruraux (24%) et 2 points auprès des membres de foyers à bas revenus (<1500€ mensuels : 21%). Sur le plan politique, un mouvement positif se lit auprès des sympathisants de la droite (+4pts, 24%) et des électeurs de François Fillon au premier tour de l’élection présidentielle de 2017 (+3pts, 34%).

Édouard Philippe voit aussi les bonnes opinions le concernant se stabiliser (30%, score inchangé)
Ce niveau de popularité situe Édouard Philippe un léger cran au-dessus de notre mesure de décembre 2013 pour Jean-Marc Ayrault (28%) mais nettement en deçà du score plancher de François Fillon à Matignon sur la période 2007-2012 (41%).

Posture à l’égard de la politique de l’exécutif : l’opposition atteint 50% (+5pts), l’attentisme recule (32%) et le soutien reste stable (16%)
Au-delà des indicateurs de popularité, l’analyse de l’évolution en 2018 de la posture des Français à l’égard de l’action menée par Emmanuel Macron et le gouvernement est particulièrement intéressante.

  • La part de Français soutenant l’action menée est restée stable en 2018 (de 17% en janvier à 16% en décembre).
  • La part de Français attendant de voir quels seront les résultats pour se prononcer est passée de 48% en janvier à 32% en décembre (-7pts depuis septembre, -16pts depuis janvier).
  • La part de Français opposés à l’action de l’exécutif atteint 50% en décembre (+5pts depuis septembre, + 18pts depuis janvier). En écho aux séquences défavorables rencontrées par l’exécutif ces derniers mois, on retrouve notamment une plus forte opposition déclarée chez les 35-49 ans (56%), les employés (58%) et les ouvriers (75%), les salariés du secteur public (60%), les ruraux (57%) et les périurbains (53%), les membres de foyers à bas revenus (54%) et sur le plan politique, chez les sympathisants de La France Insoumise (90%) de Debout la France (84%) et du RN (81%).

Pour 68% des Français, la crise des Gilets jaunes pourrait empêcher l’exécutif de mettre en place les réformes prévues dans le projet présidentiel
Ce sentiment est majoritaire dans toutes les catégories de la population à l’exception des sympathisants LaREM qui ne sont que 25% à considérer que le plan de marche du quinquennat présidentiel sera freiné par les mobilisations de l’automne 2018.

Seuls 36% des Français jugent que les mesures annoncées seront efficaces pour répondre aux difficultés de pouvoir d’achat des Français
Si les mesures annoncées le 10 décembre par Emmanuel Macron semblent avoir permis de stabiliser l’érosion de sa popularité, les Français ne les perçoivent pas pour autant comme un antidote à la crise du pouvoir d’achat. Seuls 36% d’entre eux considèrent qu’elles seront efficaces pour répondre aux difficultés des Français contre 63% qui ne sont pas de cet avis (1% ne se prononcent pas).

Un retentissement significatif de l’annonce d’un grand débat national : 81% des Français en ont entendu parler et 45% souhaitent y participer
Parmi les Français exprimant un souhait plus important de s’y impliquer on trouve notamment les 50 ans et plus (53%), les cadres (56%), les sympathisants de LaREM (61%) et de la gauche (50%) alors que l’intention de prendre part au débat est moins importante au sein de populations qui soutenaient plus fortement les gilets jaunes comme les moins de 35 ans (31%), les ouvriers (34%) et les membres de foyers à bas revenus (34%)

Cote d’influence : Xavier Bertrand prend la tête d’un classement dominé depuis mai 2017 par Nicolas Hulot
Alors que Nicolas Hulot apparaissait en 1ère position de façon continue depuis l’élection d’Emmanuel Macron, Xavier Bertrand figure ce mois-ci en tête du classement des cotes d’influence des personnalités politiques. Aujourd’hui, 33% des Français souhaitent que Xavier Bertrand ait davantage d’influence dans la vie politique française (+3pts), 1 point devant Nicolas Hulot (32%, -3pts).

Christophe Castaner en tête du classement auprès des sympathisants LaREM
74% des sympathisants LaREM souhaitent que Christophe Castaner ait davantage d’influence dans la vie politique française (+6pts). Particulièrement exposé dans le cadre des mobilisations des Gilets jaunes, le ministre de l’Intérieur enregistre ici un fort soutien de son socle partisan, un résultat qui le place en tête du classement de ce segment électoral devant Jean-Michel Blanquer (73%, +3pts).

A droite, une remontée du souhait de voir Nicolas Sarkozy plus présent dans la vie politique (+10pts à droite, +14pts chez les sympathisants LR)
46% des sympathisants de la droite souhaiteraient que Nicolas Sarkozy ait davantage d’influence dans la vie politique nationale soit 10 points de plus qu’en novembre 2018. Ce résultat installe l’ex-chef de l’Etat à la 7ème place du classement dans cette population. Il figure même en 3ème  position du classement auprès des sympathisants LR, sa cote d’influence progressant de 14 points à 64%. Il devance ainsi Laurent Wauquiez (-5pts, 63%), derrière François Baroin (76%, stable) et Xavier Bertrand (65%, +1pt) et fait jeu égal avec Valérie Pécresse (64%, +3pts).