Stabilisation de la popularité d’Emmanuel Macron en février (30% de bonnes opinions, -1pt)

Après avoir gagné 4 points de bonnes opinions entre décembre et janvier (de 27% à 31%), Emmanuel Macron voit sa popularité se stabiliser en février (30%, -1pt).

Derrière cette stabilité globale, la cote de popularité présidentielle progresse plus fortement après du monde de l’entreprise. Elle gagne en effet 9 points de « bonnes opinions » chez les indépendants (de 30 à 39%) et 4 points chez les salariés du privé (de 28 à 32%) alors qu’elle perd 10 points chez les salariés du secteur public (de 32 à 22%) et 3 points chez les retraités (de 40 à 37%). Sur le plan politique, les bonnes opinions progressent de 15 points chez les sympathisants PS (à 45%) alors qu’elles baissent de 7 points auprès des sympathisants de la droite (à 28%) et qu’elles restent très élevées chez les sympathisants LREM (95%).

…mais, signe d’un regain de crédit significatif dans l’opinion en comparaison à décembre, la part de Français qui attendent de voir les résultats de l’action menée gagne 13 points (45%) alors que celle des « opposés » recule de 10 points (40%).

Alors que les enseignements du Grand débat national et ses résultats ne sont pas encore connus, la séquence actuelle de l’action de l’exécutif semble avoir ravivé un certain espoir. Si la part de Français qui soutiennent l’action d’Emmanuel Macron et du gouvernement reste à un niveau bas en comparaison à notre mesure de décembre (14%, -2pts), la part de ceux qui attendent de voir quels seront les résultats de l’action menée avant de se prononcer gagne 13 points (45%) alors que celle des personnes se disant opposées à l’action menée par l’exécutif baisse de 10 points (40%).

Comme en janvier, 36% des Français déclarent avoir une bonne opinion d’Edouard Philippe

36% des Français ont une bonne opinion d’Edouard Philippe en tant que Premier ministre contre 63% qui en ont une mauvaise (1% ne se prononcent pas). Les bonnes opinions à l’égard d’Edouard Philippe progressent chez les actifs (+3pts à 35%), une amélioration alimentée par une hausse chez les employés et ouvriers (+4 points à 26%) alors que les « CSP+ » (cadres et indépendants) restent des soutiens importants (+2pts à 44%).

Cotes d’influence : Nicolas Hulot en tête, baisse pour Alain Juppé et hausse pour Nicolas Sarkozy

Comme en janvier, Nicolas Hulot domine le classement des cotes d’influence. 40% souhaitent qu’il ait davantage d’influence dans la vie politique française, ce qui le place très nettement devant Alain Juppé (2ème, 29%), Xavier Bertrand (3ème, 28%) et Jean-Yves Le Drian (3ème, 28%).

Alain Juppé pâtit dans l’opinion de son départ de la mairie de Bordeaux. Sa cote d’influence perd 5 points auprès des Français (29%), 11 points auprès des sympathisants LREM (54%) et 5 points auprès des sympathisants de la droite (46%) chez lesquels sa cote d’influence devient minoritaire.

Dans un contexte de défiance majoritaire mais aussi d’attentes de fermeté face à un mouvement social majeur, Nicolas Sarkozy voit sa cote d’influence progresser en février. Si sa progression est contenue auprès des Français (+3pts à 27%), elle est très importante à droite. Avec une cote d’influence en hausse de 11 points chez les sympathisants de la droite (65%) et de 10 points chez les sympathisants LR (75%), l’ancien Président domine désormais le classement de ces deux populations.

Marion Maréchal en baisse auprès des sympathisants LR aussi bien que RN

Après un mois marqué par de nombreuses prises de parole autour du conservatisme, Marion Maréchal voit sa cote d’influence baisser significativement. Si sa baisse est relativement faible auprès des Français (-4pts à 21%), elle s’exprime surtout chez les sympathisants de la droite (-9pts à 37%) et LR (-13pts à 32%). Signe que le contexte ne lui est pas non plus favorable auprès de la « droite de la droite », la cote d’influence de Marion Maréchal perd 11 points auprès des sympathisants RN (à 60%), chez lesquels elle se situe très en retrait en comparaison à Marine Le Pen (90%, +1).