BAROMÈTRE BVA EN PARTENARIAT AVEC ORANGE, RTL ET LA TRIBUNE

Nouvelle hausse de popularité pour Emmanuel Macron, à un niveau toutefois limité (31%; +4)

Après un recul de 15 points entre juin et novembre 2018 (de 41% à 26%) et une stabilisation le mois dernier (+1), la popularité du chef de l’Etat enregistre ce mois-ci un gain de 4 points, même si les deux tiers des Français (69%; -3) continuent d’afficher leur opposition.

Les annonces en faveur du pouvoir d’achat de la fin d’année 2018 semblent avoir quelque peu porté leurs fruits, puisque la popularité d’Emmanuel Macron progresse de manière assez significative chez les retraités (40%; +5) et, à un niveau bien plus faible cependant, chez les personnes appartenant à un foyer touchant moins de 1500€ par mois (25%; +4 depuis décembre). Le Président gagne des points aussi bien chez des sympathisants PS (30%; +8) que LR (30%; +4).

Popularité en hausse également pour Edouard Philippe (36%, +6)

Après avoir connu lui aussi une large baisse de sa popularité en novembre 2018, au début du mouvement des Gilets jaunes (-10 points), Edouard Philippe enregistre ce mois-ci un net regain de bonnes opinions (36%; +6), même si une majorité de Français (63%; -5) continue d’avoir une mauvaise opinion de lui.

Les Français continuent d’approuver le mouvement des Gilets jaunes (64%; -1 depuis novembre)…

Près de deux Français sur trois déclarent aujourd’hui approuver le mouvement des Gilets jaunes (64%), soit un point de moins qu’en novembre au tout début du mouvement. Ils sont 36% à le désapprouver (+3).

… et la majorité d’entre eux (53%) souhaitent que les manifestations se poursuivent

Bien que le Grand débat ait débuté, les Français expriment plutôt le souhait (53%) que les manifestations se poursuivent afin de maintenir la pression sur le gouvernement, tandis que 47% préfèreraient à l’inverse qu’elles soient suspendues en attendant de voir quelles seront les décisions prises à l’issue du Grand débat.

Pour autant, les Français souhaitent massivement que les personnes qui approuvent le mouvement des Gilets jaunes y prennent part (84%). Le fait de poursuivre les manifestations en parallèle apparaît donc plus comme une sorte de garde-fou au cas où les discussions n’aboutiraient pas, que comme un refus de voir les Gilets jaunes s’inscrire dans le cadre du débat national.

Un débat qui suscite une posture attentiste chez un Français sur deux

Si 22% des Français déclarent avoir une opinion positive de ce débat, contre 27% qui en ont une opinion négative, 51% indiquent ne pas avoir vraiment d’opinion à ce sujet et attendent en effet de voir quelles seront les propositions qui en ressortiront.

Un souhait beaucoup plus fort de voir les institutions évoluer : 61% veulent les changer en profondeur

C’est 15 points de plus qu’en septembre dernier, où la volonté de changement s’exprimait de manière plus mesurée (47% souhaitaient adapter les institutions sans les transformer radicalement, contre 36% aujourd’hui), signe d’une certaine radicalisation des Français sur le sujet.

Quelles perspectives pour les élections européennes ?

Alors qu’en décembre, en pleine crise des Gilets jaunes, 37% déclaraient vouloir par leur vote témoigner de leur opposition au gouvernement, ils ne sont plus que 26% aujourd’hui. 34% déclarent qu’ils tiendront avant tout compte des enjeux européens et non de la situation politique nationale par leur vote (+7 points). Les personnes qui approuvent le mouvement des Gilets jaunes sont en revanche plus nombreuses que la moyenne à afficher une volonté d’opposition lors de ces élections (36% contre 26%).