BAROMÈTRE BVA EN PARTENARIAT AVEC ORANGE, RTL ET LA TRIBUNE

 

A 29% de bonnes opinions (-3pts), la popularité d’Emmanuel Macron atteint son plus bas niveau sur fond de clivages multiples

Notre mesure d’octobre de la popularité présidentielle indique par ailleurs que certains clivages se creusent au sein de la population.

Des clivages générationnels : les bonnes opinions à l’égard d’Emanuel Macron baissent de 5 points auprès des moins de 35 ans (24%) et de 6 points auprès des 35-49 ans (30%) alors qu’elles sont stables à un plus haut niveau chez les 65 ans et plus (36%). 

Des clivages économiques :  les bonnes opinions restent élevées auprès des cadres (43%, +1pt) et des membres de foyers à hauts revenus (> 3500€ mensuels : 40%, -1pt) alors qu’elles sont en nette baisse auprès des employés et ouvriers (-8pts à 16%) et des membres de foyers à bas revenus (<1500€ mensuels : -17pts à 19%)

Des clivages politiques. 89% des sympathisants LaREM ont une bonne opinion d’Emmanuel Macron (-7pts) mais les opinions sont beaucoup plus réservées au-delà de ce segment électoral : seuls 18% des sympathisants de la gauche (PS : 26%) et 24% des sympathisants de la droite (LR : 27% et -8pts) exprimant une opinion positive.

 

Sur le plan de la communication, un Président qui, aux yeux des Français, s’exprime presque trop souvent, devrait privilégier des débats avec des journalistes à la télévision ou à la radio, explique son action clairement mais apparaît arrogant et peu convaincant

38% des personnes interrogées jugent qu’Emmanuel Macron s’exprime trop souvent en direction des Français, contre 18% qui jugent qu’il ne le fait pas assez alors que 39% considèrent qu’il le fait juste comme il faut. Parmi les modes de communication qu’Emmanuel Macron pourrait utiliser pour expliquer son action, les Français souhaiteraient qu’il privilégie des débats avec des journalistes à la télévision ou à la radio (45% et même 55% chez les Français qui jugent que le Président ne s’exprime pas assez souvent).

52% des Français jugent qu’Emmanuel Macron est clair lorsqu’il s’exprime en direction des Français et 40% le trouvent charismatique. En revanche, seuls 33% le trouvent sincère, 31% pédagogue et 30% convaincant. Sur un plan négatif, 68% des Français estiment que lorsqu’il s’exprime en direction des Français Emmanuel Macron est arrogant et 57% qu’il est superficiel.

 

La popularité d’Edouard Philippe se maintient en octobre (40%, +1pt) sur fond de différenciation renforcée avec Emmanuel Macron

L’écart de popularité entre Emmanuel Macron et Edouard Philippe n’a ainsi jamais été aussi important et s’établit aujourd’hui à 11 points. Il atteint même 19 points auprès des membres de foyers à bas revenus (< 1500€ mensuels, 38% contre 19%).

En octobre, Edouard Philippe voit les bonnes opinions le concernant progresser de 5 points auprès des 65 ans et plus chez lesquels il redevient majoritairement populaire et devance très nettement Emmanuel Macron (50% contre 36%) et gagne 9 points auprès des 50-64ans (43%) alors que les bonnes opinions régressent chez les 35-49 ans (-6pts, 33%). Comme mesuré pour Emmanuel Macron, la popularité du Premier ministre est plus élevée chez les cadres (49%, +2pts) et les retraités (47%, +6 pts) alors qu’elle se situe à un niveau bas chez les employés et ouvriers (28%, -4pts).

Sur le plan politique, le Premier ministre devance nettement le Président auprès des sympathisants LR (45% contre 27%) et UDI (65% contre 42%), mais également, à un niveau moindre auprès de ceux du PS (37% contre 26%) et de ceux de la gauche non socialiste (26% contre 16%) alors qu’ils font jeu égal chez les sympathisants LaREM (96% et 89%).

 

Cote d’influence : hausse pour Christophe Castaner, chute pour Jean-Luc Mélenchon

Nommé ministre de l’Intérieur le 16 octobre, Christophe Castaner voit sa cote d’influence progresser en octobre. 25% des Français souhaitent qu’il ait davantage d’influence dans la vie politique française soit une hausse de 7 points en comparaison à septembre. Une nomination mieux accueillie encore chez les sympathisants LaREM au sein desquels la progression est plus forte encore (+19pts à 70%).

Jean-Luc Mélenchon voit sa cote d’influence chuter en octobre. Elle baisse de 7 points auprès des Français pour atteindre 18% et les baisses auprès de l’électorat de gauche sont très marquées. Sa cote d’influence perd ainsi 15 points auprès des sympathisants de la gauche (41%) chez lesquels il quitte la 1ère place pour la 7ème derrière François Ruffin (48%). Il perd également 16 points auprès des sympathisants PS (14%). Il est important de souligner que les résultats auprès des sympathisants de La France Insoumise suivent la même pente : la cote d’influence de Jean-Luc Mélenchon y reste élevée mais baisse de 11 points pour atteindre 71%. L’image du mouvement régresse également en octobre : 24% des Français ont désormais une bonne opinion de La France Insoumise contre 31% en septembre.