A l’occasion de la Journée Nationale pour la Qualité de l’Air, la Ligue publie un sondage auprès des parents d’enfants de 3 à 10 ans, en France métropolitaine et dans les Départementss et Régions d’Outre-Mer (DROM) sur les perceptions de la qualité de l’air et les rues scolaires.

BVA santé a accompagné la Ligue contre le cancer sur cette étude réalisée entre le 6 et le 17 juillet 2021, auprès de 1 230 parents d’enfants de 3 à 10 ans.

Cette année, la Ligue contre le cancer s’est engagée dans la promotion de solutions pour lutter contre la pollution de l’air, facteur de risque reconnu comme cancérogène depuis 2013.  Elle réalise notamment la promotion du dispositif des rues scolaires (axes où l’accès aux véhicules motorisés devant les écoles est interdit (a minima aux heures d’arrivées et de sorties des élèves) ; et cela séduit les parents qui s’inquiètent très majoritairement de l’impact de la pollution de l’air sur la santé de leurs enfants.

 

Invités à se prononcer sur leur degré de préoccupation relatif aux conséquences de la pollution de l’air sur la santé de leurs enfants, 78% des parents se déclarent plutôt ou très préoccupés. Pour La ligue, cette préoccupation est justifiée car les enfants sont plus vulnérables à la pollution de l’air que les adultes en raison de l’immaturité de leurs organismes et de la fréquence à laquelle ils respirent (une fois et demie plus élevée que celles des adultes).

 

Après la présentation du dispositif des rues scolaires (axes où l’accès aux véhicules motorisés devant les écoles est interdit, a minima aux heures d’arrivées et de sorties des élèves), les parents soutiennent donc massivement l’extension du dispositif (84%, dont 17% y sont très favorables) et trouvent même qu’il est urgent de les mettre en place (61%). Le dispositif est davantage soutenu par les parents « ouvriers » (91%).

 

Parmi les parents qui accompagnent leur(s) enfant(s) à l’école en voiture, 7 sur 10 sont prêts à changer leur comportement (se garer plus loin, venir en vélo, à pied, etc.). Là encore, les parents appartenant à la catégorie socio-professionnelle « ouvrier » sont davantage enclins à changer leurs comportements.

 

7 parents sur 10 estiment que les pouvoirs publics n’agissent pas suffisamment pour améliorer la qualité de l’air aux abords des écoles (70%, dont 17% très insuffisante). Ils sont autant à estimer qu’une rue scolaire permettrait d’améliorer la qualité de vie locale. Ainsi, 72% d’entre sont favorables à une loi qui imposerait la mise en place de rues scolaires.

 

Ainsi, la Ligue, tout comme d’autres associations, réalise la promotion du dispositif des rues scolaires afin de contribuer à la création d’environnements favorables à la santé pour les enfants.

Face aux enseignements de cette étude, la Ligue contre le cancer poursuit son engagement dans la lutte contre la pollution de l’air en formant ses comités départementaux à l’accompagnement à la mise en place des rues scolaires.