Sondage de l’Observatoire du Numérique Digital Society Forum – BVA

 

A l’occasion de la tenue d’une table ronde sur le thème « le numérique : inclusion ou exclusion ? », le Digital Society Forum présente les résultats de sa sixième étude menée en partenariat avec BVA sur l’impact du numérique dans la société française : la transition numérique tient-elle ses promesses ? Comment les Français connectés perçoivent-ils la situation ?

Le numérique : un outil perçu comme un « facilitateur » du quotidien

• Un quotidien plus léger : les Français jugent massivement que le numérique leur facilite les choses pour accéder à différentes sources d’information (93%), effectuer des démarches administratives (87%) ou des démarches du quotidien comme réserver un billet ou faire ses courses (82%), ou encore être en contact avec leurs proches (78%).

Des bénéfices également dans l’univers professionnel : les actifs jugent très largement que les outils et services numériques facilitent les échanges entre collègues ou relations professionnelles (73%), la recherche d’emploi (72%) ou l’acquisition de nouvelles compétences (70%).

Malgré tout, une partie de la population a encore du mal à trouver ses marques dans l’univers numérique

Parmi les Français connectés, une personne sur dix reconnaît ne pas se sentir très à l’aise avec les outils numériques : invités à auto-évaluer leur niveau d’aisance numérique dans leur vie de tous les jours, 12% s’attribuent une note inférieure ou égale à 5/10, quand 15% des actifs éprouvent les mêmes difficultés dans le cadre professionnel.

• Même les personnes qui se sentent globalement à l’aise et sont connectées peuvent aussi ressentir un sentiment d’exclusion : il est ainsi fréquent de se sentir démuni face à des démarches administratives ne pouvant se faire que par Internet (56%), mais aussi de sentir de l’agacement chez son interlocuteur parce qu’on n’est pas assez rapide (44%).

• Au-delà des expériences personnelles, le numérique est encore perçu par les Français comme un outil potentiellement plus exclusif qu’inclusif : moins de deux Français sur dix (18%) estiment que le numérique a tendance à diminuer les inégalités sociales, économiques ou culturelles.

Des attentes à l’égard des acteurs de proximité

• Pour agir efficacement contre les inégalités numériques, les Français font d’abord confiance à des acteurs qu’ils perçoivent comme étant proches d’eux et légitimes dans ce domaine, comme les associations (35%), les citoyens eux-mêmes (30%), les collectivités ou administrations locales (24%) et les grands opérateurs télécoms (20%).

• Les écoles et universités (19%), les organisations liées à la puissance publique (14%), les GAFA (10%), les organismes de formation agréés (10%) ou les start-ups (4%) sont jugés moins efficaces.