PERCEPTION DE LA RETRAITE PAR LES FUTURS RETRAITES

  • Une vision de la retraite qui divise, avec des projections très positives (plus de loisirs, de détente, de liberté…) mais aussi des inquiétudes qui s’expriment (appauvrissement pour les faibles revenus, isolement supplémentaire pour les personnes seules).
  • Un départ à la retraite envisagé de plus en plus tardivement par les actifs et au-delà de l’âge légal actuel (62 ans) : 64,8 ans en moyenne (à 63 ans pour les personnes qui ont aujourd’hui 50 et 55 ans et à 65 ans ou plus pour les plus jeunes).
  • Un sentiment de dégradation par rapport à la génération précédente : des futurs retraités qui s’estiment pour beaucoup moins bien lotis que leurs ainés.

PERCEPTION DE L’EPARGNE RETRAITE

  • Une retraite obligatoire jugée globalement insuffisante : l’épargne complémentaire est envisagée par une large majorité des actifs (83%), dont 45% qui le font déjà. Un sujet auquel on ne pense guère avant 35 ans.
  • Avec des objectifs divers : en préventif, en cas d’imprévu (notamment les employés et les ouvriers), pour garantir un niveau de vie minimal (faibles revenus) ou pour profiter de loisirs (catégories aisées).
  • Principal frein à l’épargne : le sentiment de ne pas en avoir les moyens (dans 44% des cas) mais aussi l’impression d’épargner déjà par d’autres biais (comme le logement).

QUEL ROLE ET QUELLES OPPORTUNITES POUR LES ASSURANCES ?

  • Des mutuelles et les assurances ayant un rôle de plus en plus important à tenir dans le financement des retraites, au contraire de celui de l’Etat, attendu comme se désengageant : 72% anticipent un développement du rôle des assurances.
  • La nécessité pour le secteur assurantiel de développer la confiance des actifs, minoritaire pour le moment (seulement 40% font confiance actuellement, dont 4% tout à fait).
  • Toutefois, pour 1 actif sur 2, un intérêt déclaré pour des services et produits préparant la retraite, pour des rôles d’accompagnement, de conseils et de propositions permettant de saisir les opportunités offertes en termes d’innovation et de transformation, ce qui traduit un besoin d’accompagnement qui aille au-delà des produits financiers.